mardi 30 décembre 2008

Cheesecake haut et crémeux au citron - TWD


Quand je prépare un cheesecake, c'est inévitablement pour un événement spécial. C'est pourquoi le moment de la confection est toujours accompagné d'une certaine fébrilité. Cette fois, c'était mon deuxième dessert pour le souper de Noël alors il y avait d'autant plus de joie dans l'air. J'aime tellement le gâteau au fromage à la crème, c'est un petit bonheur à chaque occasion d'en faire! Et d'en manger... Dire que je m'en prive tout au long de l'année juste pour pouvoir l'apprécier encore plus quand le moment revient de le déguster...

Et puis, comme c'est un dessert assez riche, on en mange pas tous les jours. 4 paquets de fromage à la crème, vous imaginez?! Voilà qui comble les petits creux mais qui créé un beau trou dans le budget d'épicerie hebdomadaire... Heureusement, ça en vaut la peine. La recette qui nous est proposée constitue la base la plus simple pour un cheesecake riche et crémeux, auquel on peut ensuite ajouter à peu près tout ce dont on peut rêver (soupir...!)

J'ai suivi le conseil de Dorie et j'ai aromatisé le mien au citron, question de contrebalancer toute cette gourmandise avec un peu d'acidité. Et pour le dessus, une belle couche de mon lemoncurd préféré. C'est facultatif car le gâteau goûte déjà beaucoup le citron, mais j'aimais bien l'effet miroir citronné sur le dessus. Quelques billes d'argents et des zestes pour décorer, et voilà une parfaite recette pour impressionner les invités! Ce fut d'ailleurs un succès auprès des heureux goûteurs.

Mais ce qui fait le charme de ce gâteau à mon avis, ce sont ses côtés bien hauts et l'épaisseur de sa garniture. Et puis le goût, c'est certain... Doux, sucré, crémeux... On en veut toujours plus!

Source : Baking: From My Home to Yours de Dorie Greenspan, pages 235 à 237



Ingrédients :

Croûte
  • 1 3/4 tasse de biscuits graham réduits en poudre (ou de biscuits gingersnaps, pour une touche piquante)
  • 3 cuillères à table de sucre
  • 1 pincée de sel
  • 1/4 de tasse de beurre non salé, fondu

Garniture

  • 900 grammes de fromage à la crème, à la température de la pièce
  • 1 1/3 tasses de sucre
  • 1/2 cuillère à thé de sel
  • 1 1/2 cuillères à thé d'extrait de vanille pure
  • 4 gros oeufs, à la température de la pièce
  • 1 1/3 tasses de crème sure (ou de crème 35%, ou une combinaison des deux)

Ajout pour un cheesecake au citron

  • Le zeste de 2 citrons, rapé fin
  • Le jus de 1 ciron
  • 1/2 cuillère à thé d'essence de citron

Décoration (facultatif)

  • 2 tasses de lemoncurd (recette ici)
  • Billes argentées et zestes de citron pour décorer


Préparation :

Croûte

Beurrer le fond et les côtés d'un moule à manqué (moule charnière) d'environ 9 pouces de diamètre par au moins 2 1/2 pouces de hauteur. Envelopper l'extérieur du moule de deux couches de papier d'aluminium (pour prévenir les fuites).

Dans un grand bol, mélanger ensemble les biscuits émiettés, le sucre et le sel. Ajouter le beurre fondu et remuer à la fourchette jusqu'à ce que les ingrédients secs soient bien humides. Verser ce mélange dans le moule beurré et répartir la croûte sur le fond et les côtés du moule (jusqu'en haut) en tapotant la croûte pour bien la tasser.

Placer le moule au congélateur pendant que le four chauffe.

Préchauffer le four à 350F avec la grille au centre. Déposer le moule avec la croûte froide sur une plaque de cuisson.

Cuire durant 10 minutes, puis placer le moule sur une grille et laisser refroidir pendant la préparation de la garniture.

Garniture


Baisser la chaleur du four à 325F.

Placer un peu d'eau à bouillir dans une bouilloire.

Pendant ce temps, battre le fromage à la crème à vitesse moyenne au batteur électrique dans un bol assez profond durant 4 minutes. Ajouter ensuite le sucre et le sel et continuer à battre pour encore 4 minutes, jusqu'à ce que le fromage soit léger. Ajouter la vanille et les oeufs, un par un, en battant bien après chaque addition pour aérer la garniture. Réduire ensuite la vitesse du batteur au plus bas et incorporer la crème sure.

Placer le moule enveloppé de papier d'aluminium dans un moule plus grand pouvant être rempli d'eau. Mélanger un peu la garniture à la spatule pour s'assurer qu'elle est bien homogène puis verser sur la croûte cuite dans le moule en conservant au moins 1 1/2 cm de libre entre la hauteur de la garniture et la fin de la croûte.



Verser ensuite l'eau bouillante dans le plat tout autour du cheesecake jusqu'à la moitié de la hauteur des côtés du moule.

Cuire le gâteau au four durant 1 heure et 30 minutes, ou jusqu'à ce que la surface doit dorée et craquelée. Éteindre le four et entrouvrir à peine la porte en y glissant une cuillère de bois. Laisser le gâteau dans le four ainsi entre-ouvert durant 1 heure.

Après ce temps, sortir doucement le plat du four et retirer le moule du bain d'eau chaude. Retirer le papier d'aluminium (attention, il peut contenir de l'eau) et placer le cheesecake sur une grille. Laisser refroidir complètement.
Quand le gâteau n'est plus chaud, couvrir de papier d'aluminium et placer au réfrigérateur pour au moins 4 heures.

Après ce temps de pause, sortir le gâteau. Verser le lemoncurd dans un petit bol et mélanger brièvement au fouet jusqu'à ce qu'il soit assez lisse pour être tartiné. Recouvrir toute la surface du cheesecake de lemoncurd en prenant soin de ne pas dépasser la hauteur de la croûte (sinon le lemoncurd coulera lors du service). Réfrigérer 2 heures pour laisser le lemoncurd se solidifier.

Pour servir, retirer le gâteau du moule et découper en parts. Décorer de zestes de citron et de billes argentées.




Temps de préparation : 30 minutes
Temps de cuisson : 10 minutes + 1 heure 30 minutes
Temps de pause : 1 heure au four + 6 heures au frais
Quantité obtenue : 16 à 20 portions


lundi 29 décembre 2008

Gâteau Red Velvet


Vous pourriez imaginer dessert plus beau pour Noël?
On ne pourra pas m'accuser de ne pas être dans l'esprit des fêtes. Avec sa belle couleur rouge sous une meringue blanche comme la neige, ce gâteau est le parfait dessert du réveillon et c'est d'ailleurs pour cette occasion que je l'ai réalisé.

Car comme à chaque année pour Noël, nous sommes allés réveillonner dans la famille de mon homme. Et pour une fois, on m'a mise en charge des desserts... Je n'aurais pu espérer mieux, sauf que j'ai bien dû mettre trois semaines à décider ce que j'allais cuisiner! Trop de possibilités, et surtout les goûts de 8 personnes (dont 2 petits) à considérer. Après une longue réflexion, j'ai choisis de faire ce magnifique gâteau Red Velvet.

On pourrait croire que c'est un gâteau plutôt conventionnel au niveau de la forme, mais ce serait sous-estimé cette délicieuse recette de
Ricardo. Le gâteau est d'une simplicité enfantine, à la fois riche en goût mais léger en texture. La meringue italienne roule sur la langue, un vrai nuage de douceur sucrée... Malgré une bonne quantité de sucre dans la recette, on serait tenté d'en prendre une deuxième part, si ce n'est qu'on voudra aussi goûter le deuxième dessert... Vous voudriez le connaître? Je vous le présente demain pour le TWD ; )

Pour l'instant, voici la recette de ce joli gâteau de Noël... qu'on peut aussi manger toute l'année!


Source : Ricardo



Ingrédients :

Gâteau
  • 560 ml (2 1/4 tasses) de farine tout usage, tamisée
  • 10 ml (2 cuillères à thé) de poudre à pâte
  • 2,5 ml (1/2 cuillère à thé) de bicarbonate de soude
  • Une pincée de sel
  • 10 ml (2 cuillères à thé) de vinaigre de cidre
  • 15 ml (1 cuillère à table) de cacao en poudre non sucré, tamisé
  • 60 ml (1/4 tasse) de colorant alimentaire rouge liquide (ou 2 cuillères à thé de colorant rouge en poudre dilué dans un peu d'eau)
  • 10 ml (2 cuillères à thé) d’extrait de vanille
  • 180 ml (3/4 tasse) de beurre non salé, ramolli
  • 375 ml (1 1/2 tasse) de sucre
  • 3 oeufs
  • 250 ml (1 tasse) de lait de beurre (babeurre)

Meringue italienne

  • 125 ml (1/2 tasse) d’eau
  • 375 ml (1 1/2 tasse) de sucre
  • 125 ml (1/2 tasse) de sirop de maïs pâle
  • 5 blancs d’oeufs

Décoration

  • Quelques cannes de bonbons écrasées et entières


Préparation :

Gâteau

Préchauffer le four à 180 °C (350 °F) et placer la grille du four au centre. Tapisser de papier parchemin le fond de deux moules à charnière de 20 cm (8 po) de diamètre. Beurrer et enfariner les côtés. Réserver.

Dans un bol, mélanger la farine, la poudre à pâte, le bicarbonate et le sel. Réserver.

Dans un autre bol, bien mélanger le vinaigre, le cacao, le colorant et la vanille. Réserver.

Dans un bol, battre le beurre en crème avec le sucre et le mélange de colorant rouge au batteur électrique. Ajouter les œufs, un à la fois, et fouetter jusqu’à ce que le mélange soit homogène. À basse vitesse, incorporer les ingrédients secs en alternant avec le lait de beurre.

Répartir la pâte dans les moules préparés. Cuire au four environ 40 minutes ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre des gâteaux en ressorte propre. Laisser tiédir et démouler. Laisser refroidir complètement les gâteaux sur une grille.



Meringue italienne

Dans une casserole, porter à ébullition l’eau, le sucre et le sirop de maïs sur feu moyen-vif jusqu’à ce qu’un thermomètre à bonbons indique 113 °C (235 °F). Retirer du feu et laisser refroidir le temps de fouetter les blancs d'oeufs.

Dans un bol, fouetter les blancs d’œufs au batteur électrique jusqu’à l’obtention des pics mous. Verser le sirop encore chaud sur les œufs en fouettant continuellement jusqu’à ce que la meringue soit complètement refroidie et forme des pics fermes, soit environ 30 minutes.

Montage

Prendre un premier étage de gâteau et y répartir la moitié de la meringue. Couvrir de l'autre étage de gâteau, puis recouvrir le gâteau avec le reste de la meringue. Lisser la meringue à la spatule.

Décorer de cannes de bonbons écrasées ou entières.



Temps de préparation : 45 minutes
Temps de cuisson : 40 minutes
Quantité obtenue : 10 à 12 portions


dimanche 28 décembre 2008

French Yule Log - Daring Bakers


Comme je suis contente du Défi Daring Bakers de ce mois-ci! L'occasion de faire un dessert vraiment festif pour Noël, une bûche française des fêtes!

Mais qu'est-ce qui différencie une buche française d'une buche de Noël traditionnelle, me direz-vous? La buche de Noël typique est souvent faite de génoise et de crème au beurre et roulée sur elle-même. La buche française, quant à elle, ressemble un peu à un gâteau à la crème glacée qu'on aurait réalisé avec de la mousse... un "Entremets", finalement.

Au Québec, l'expression "Entremets" n'est que peu ou pas utilisée. Demandez à la ménagère moyenne si elle sait ce que c'est, et vous aurez droit à un grand silence doublé d'un regard interrogateur... Comme son nom l'indique, l'entremets est tout simplement un mets sucré servi après le fromage et avant le dessert. Il est souvent composé d'une mousse ou d'une crème puisqu'on veut quelque chose de sucré mais de léger, question de se garder de la place pour le dessert.



Ça alors, vous imaginez? Un dessert avant le dessert! On croirait rêver! hi hi hi. Même si je suis un peu tombée de mon nuage lorsque j'ai réalisé la complexité de ce superbe entremet. Un dessert vraiment pas évident, car il est composé de 6 éléments!
  • Un biscuit Dacquoise
  • Une mousse au chocolat
  • Une ganache au chocolat
  • Un croustillant praliné
  • Une crème brûlée
  • Un glaçage au chocolat


Wow, on peut vraiment combiner tout ça dans un même dessert!? Incroyable mais vrai! Je n'y ai pas cru jusqu'à ce que je vois le résultat final au moment de la coupe. Et que je le goûte... Mmm... Oui, 6 goûts différents peuvent vraiment se combiner en un ultime dessert de rêve... Quelle belle façon de clore l'année!

Plusieurs variations de saveurs nous étaient proposées pour chaque élément, mais je m'en suis tenu à quelque chose d'assez classique, autant pour plaire à tout le monde que parce que je fais rarement dans la simplicité au niveau des goûts. Qu'est-ce qui se marie bien au chocolat et qui donne une sensation de fraicheur au dessert malgré qu'il soit hyper riche et sucré? La menthe! En plus, tout le monde adore les célèbres chocolats "After Eight" chez moi. Et comme on en achète seulement aux fêtes, cette saveur est devenue synonyme de réjouissances. C'était donc l'arôme parfait pour parfumer une crème brûlée dans une buche de Noël!


Cette crème brûlée était d'ailleurs ma partie préférée dans ce dessert. Cependant, elle n'a pas plu à tous car l'infusion de la crème avec des feuilles de menthe fraîches a donné un goût plus "végétal" que de celui que l'on peut obtenir avec de l'essence de menthe. N'empêche, sa texture était hyper fondante sa couleur trop jolie! La prochaine fois, je laisse tomber le reste et je ne fais que la crème brûlée! hi hi hi. Mais non, le dessert entier est très bon. Une mention aussi pour le croustillant praliné, que j'ai failli tout manger rien qu'en le préparant...

J'ai également eu beaucoup de plaisir à faire la décoration en peignant des feuilles de menthe fraîches avec du chocolat pour ensuite les peler et ne conserver que la feuille en chocolat. C'est pas joli ça?

Si vous avez encore un peu de temps devant vous avant le nouvel an, il vous faut essayer ce dessert. Vous allez en mettre plein la vue!



Hôtesses du défi de décembre : Hilda de
Saffron & Blueberry

et Marion de Il en faut peu pour etre heureux
Source de la recette :
Florilège Gourmand
Auteure de la recette : Flore de Florilège Gourmand

(This month's challenge is brought to us by the adventurous Hilda from Saffron and Blueberry and Marion from Il en Faut Peu Pour Etre Heureux.They have chosen a French Yule Log by Flore from Florilege Gourmand)

Ingrédients :

Biscuit Dacquoise
  • 3/4 de tasse + 1 cuillère à table (80 grammes) d'amandes réduites en poudre
  • 1/2 tasse (50 grammes) de sucre à glacer (sucre en poudre)
  • 2 cuillères à table (15 grammes) de farine tout usage
  • 3 (100 grammes) blancs d'oeufs moyens
  • 4 cuillères à table (50 grammes) de sucre

Crème brûlée à la menthe

  • 1/2 tasse (115 grammes) de crème 35%
  • 1/2 tasse (115 grammes) de lait entier
  • 1/2 tasse de feuilles de menthe, bien tassées
  • 4 (72 grammes) jaunes d'oeufs moyens
  • 2 cuillères à table (25 grammes) de sucre
  • Quelques gouttes de colorant vert

Croustillant praliné

  • 3.5 onces (100 grammes) de chocolat au lait
  • 1 2/3 cuillère à table (25 grammes) de beurre
  • 2 cuillères à table (30 grammes) de pâte de pralin (ou de pralinoise)
  • 2.1 onces (60 grammes) de gavottes ou de céréales Rice Krispies, Corn flakes ou Special K, écrasées grossièrement

Mousse au chocolat

  • 2.5 feuilles (5 grammes) de gélatine ou 2 1/4 cuillères à thé de gélatine en poudre
  • 3 cuillères à table (40 grammes) de sucre
  • 1 1/2 cuillère à thé (10 grammes) de sirop de maïs
  • 0.5 onces (5 grammes) d'eau
  • 3 (50 grammes) jaunes d'oeufs moyens
  • 6.2 onces (175 grammes) de chocolat mi-amer, haché grossièrement
  • 1 1/2 tasses (350 grammes) de crème 35%

    Ganache au chocolat
  • 4 cuillères à table (50 grammes) de sucre
  • 2/3 de tasse moins 1 cuillère à table (135 grammes) de crème 35%
  • 5 onces (135 grammes) de chocolat mi-amer, haché grossièrement
  • 3 cuillères à table + 1/2 cuillère à thé (45 grammes) de beurre non salé, à la température de la pièce

Glaçage au chocolat

  • 2 feuilles de gélatine ou 1/2 cuillère à table (4 grammes) de gélatine en poudre
  • 1/4 de tasse (60 grammes) de crème 35%
  • 5 cuillères à table (60 grammes) de sucre
  • 1/4 de tasse (50 grammes) d'eau
  • 1/3 de tasse (30 grammes) de cacao en poudre non sucré



Préparation :


Biscuit Dacquoise
(Note : Il est préférable de préparer la dacquoise le même jour que l'assemblage de la buche afin qu'elle demeure moelleuse.)

Préchauffer le four à 350°F (180°C). Couvrir une plaque à pâtisserie de papier parchemin et beurrer le papier. Réserver.

Mélanger la poudre d'amandes et le sucre à glacer ensemble dans un petit bol. Tamiser la farine dans le mélange d'amande et mélanger. Réserver.

Dans un grand bol, battre les blancs d'oeufs en neige au batteur électrique en ajoutant graduellement le sucre à partir du moment où les blancs commencent à former des pics mous. Battre jusqu'à formations de pics fermes, puis arrêter.

Verser le mélange d'amande dans les blancs d'oeufs et incorporer délicatement à la spatule. Étendre la pâte à dacquoise sur le papier parchemin beurré sur une surface légèrement plus large que la dimension du moule qui sera utilisé pour le montage de la buche, et sur une hauteur d'environ 1/3 de pouce.

Enfourner pour environ 15 minutes, ou jusqu'à ce que le biscuit dacquoise soit doré.

Retirer du four et laisser refroidir. Découper de la dimension désirée et réserver.



Crème brûlée à la menthe
(Note : La crème peut-être infusée à n'importe quelle saveur ou essence.)

Chauffer le lait et la crème ensemble dans une casserole sur feu moyen-vif jusqu'au point d'ébullition. Retirer ensuite du feu et jeter les feuilles de menthe dans la casserole. Couvrir et laisser infuser 30 minutes. Passer ensuite la crème au tamis pour retirer les feuilles et ne conserver que le liquide. Réserver.

Préchauffer le four à 210°F (100°C).

Mélanger ensemble le sucre et les jaunes d'oeufs au fouet à main jusqu'à ce que le mélange blanchisse (ne pas battre trop fort). Ajouter ensuite la crème infusée et le colorant alimentaire et mélanger.

Mouiller le fond et les parois d'un moule rectangulaire légèrement plus petit que le moule qui servira au montage de la bûche. Recouvrir ensuite de papier parchemin.

Verser la préparation dans le moule et cuire au four préchauffé durant environ 1 heure, ou jusqu'à ce que les côtés soit bien pris et que le centre soit légèrement tremblotant.

Laisser refroidir complètement à la température de la pièce puis placer au congélateur pour au moins une heure, ou jusqu'à ce que la crème brûlée soit bien ferme.



Croustillant praliné
(Note : Pour la recette de la pâte de pralin, consulter le Défi Daring Bakers du mois de juillet.)

Fondre le chocolat et le beurre ensemble au bain-marie. Ajouter la pâte de pralin et les gavottes (ou céréales) écrasées. Mélanger rapidement afin que tout soit bien couvert de chocolat.

Placer une feuille de papier parchemin sur le plan de travail et verser le mélange au chocolat sur celle-ci. Étendre la mixture en un rectangle légèrement plus grand que le moule qui sera utilisé pour le montage de la bûche. Placer une autre feuille de papier parchemin sur le croustillant et réfrigérer environ 1 heure, ou jusqu'à ce que la croustillant ait durci.


Mousse au chocolat
(Note : Il est préférable de préparer la mousse juste avant l'assemblage pour qu'elle soit plus facile à étendre.)

Faire ramollir la gélatine dans un peu d'eau pendant la préparation de la mousse.

Préparer la pâte à bombe : Battre les jaunes d'oeufs à vitesse rapide au batteur électrique jusqu'à ce qu'ils soient très pâles et presque blancs. Réserver.

Combiner le sucre, le sirop de maïs et l'eau dans une casserole sur feu moyen et cuire durant environ 5 minutes, ou jusqu'à ce que le mélange atteigne 244°F (118°C) sur le thèrmomètre à bonbons.

Ajouter ensuite le sirop de sucre aux jaunes d'oeufs battus en versant doucement le sirop en mince filet au dessus du bol tout en continuant de battre au mélangeur électrique.

Battre jusqu'à ce que le mélange soit tiède, soit environ 5 minutes. La pâte devrait être épaisse et mousseuse. Réserver.

Chauffer ensuite 2 cuillères à table (30 grammes) de crème 35% au bain-marie. Quand c'est bien chaud, ajouter le chocolat haché et mélanger jusqu'à ce que le chocolat soit fondu et le mélange, homogène.

Verser le chocolat sur la gélatine ramollie et mélanger soigneusement. Laisser refroidir un peu.

Fouetter le reste de la crème 35% en chantilly, puis ajouter 1/2 tasse (100 grammes) de crème au chocolat pour tempérer. Ajouter ensuite la pâte à bombe et mélanger. Ajouter le reste de la crème (environ 220 grammes) et mélanger à la spatule.



Assemblage
Beurrer un moule à pain rectangulaire et le recouvrir de film plastique.

Remplir une poche à douille de la mousse au chocolat au lait et en mettre environ le tiers au fond du moule sur toute la surface. Cogner doucement le moule sur la surface de travail pour retirer les bulles d'air de la mousse. Retirer la crème brûlée du congélateur et la placer délicatement sur la mousse, en appuyant un peu pour l'insérer (il est important que le rectangle de crème brûlée soit au centre de la bûche et qu'il y ait de l'espace tout autour pour la mousse). Couvrir les côtés et le dessus de la crème brûlée d'un autre tiers de mousse. Cogner doucement le moule sur la surface de travail pour retirer les bulles d'air de la mousse. Découper le croustillant praliné en une pièce rectangulaire légèrement plus petite que le moule (pour qu'elle puisse être entourée de mousse). Couvrir les côtés et le dessus du croustillant praliné du reste de la mousse.

Réfrigérer durant environ 4 heures pour que la mousse se solidifie.

Ganache au chocolat
(Note : Il est préférable de préparer la ganache au moment de l'utiliser pour qu'elle soit plus facile à étendre.)

Déposer le chocolat haché dans un bol. Réserver.

Étendre le sucre au fond d'une petite casserole à parois hautes et chauffer à sec sur feu moyen. Surveiller la cuisson du sucre sans jamais remuer. Quand le sucre commence à fondre, bouger doucement la casserole en tournant pour que le sucre caramélise également. Cuire jusqu'à ce que le sucre prenne une belle couleur caramel ambre foncée.

Pendant la cuisson du sucre, chauffer la crème dans une autre casserole sur feu moyen-vif jusqu'à ébullition. Verser la crème chaude dans le caramel lorsqu'il a atteint sa couleur (attention, ça éclabousse!). Remuer.

Verser ensuite le mélange caramel-crème sur le chocolat haché. Attendre 30 secondes puis mélanger jusqu'à consistance lisse.

Ajouter le beurre mou et mélangeant ensuite rapidement au mixeur plongeant (ou au batteur électrique) jusqu'à ce que le chocolat soit lisse et brillant.

Réserver jusqu'à utilisation.



Assemblage - suite

Après réfrigération de la mousse durant 4 heures, verser la ganache sur toute la surface de la mousse refroidie. Fermer l'ouverture de la bûche en déposant le rectangle de dacquoise par dessus la ganache. Appuyer légèrement pour faire adhérer.

Congeler la bûche durant toute une journée.


Glaçage au chocolat
(Note : Le glaçage doit être étendu sur la buche congelé immédiatement après sa préparation.)

Faire ramollir la gélatine dans un peu d'eau durant 10 minutes.

Pendant ce temps, verser la crème, le sucre, l'eau et le cacao en poudre dans une petite casserole et porter à ébullition sur feu moyen-vif. Poursuivre ensuite la cuisson à feu moyen durant 3 minutes.

Ajouter la gélatine et l'eau au mélange chocolaté et bien mélanger. Retirer du feu et verser le glaçage dans un bol à l'épreuve de la chaleur.

Laisser refroidir le glaçage en vérifiant la texture régulièrement. Lorsque le mélange commence napper la cuillère (signifiant qu'il commence à se gélifier), remuer un peu et utiliser immédiatement.

Démouler la bûche sur une grille au dessus d'une plaque à pâtisserie.

Couvrir le gâteau de glaçage rapidement, laisser prendre une peu puis retourner au congélateur jusqu'à ce que le glaçage soit figé et que la bûche soit bien congelée, soit environ 1 heure.

Placer la bûche au réfrigérateur 15 minutes avant de servir.





Temps de préparation :
3 heures en tout
Temps de pause : 30 heures en tout
Temps de cuisson : 1 heure 15 minutes au four et 30 minutes sur la cuisinière
Quantité obtenue : 12 portions

samedi 27 décembre 2008

Écorces de pamplemousse confites


Une gâterie encore meilleure que les gelées et les bonbons du commerce, les écorces confites!

Une gâterie synonyme de Noël pour moi, puisque toutes les fois où j'en ai dégusté, c'était à l'occasion des fêtes. Une gourmandise que j'ai mis du temps à apprécier, parce que quand j'étais petite, je ne pouvais me résoudre à manger "de la pelure d'orange"! Je trouvais ça amer... Je me demande encore aujourd'hui pourquoi parce que c'est tellement sucré! Mais faut croire que les goûts se développent et se modifient. Aujourd'hui, s'il y en a dans un plateau, je ne peux pas passer à côté!

Il existe plusieurs méthodes pour préparer les écorces confites, certaines nécessitant plusieurs jours de travail à faire bouillir les pelures, puis à les laisser macérer dans le sirop de sucre toute une nuit pour ensuite recommencer le jour suivant. Pour ma part, j'ai choisis de les confire d'un seul coup pour économiser du temps. Et honnêtement, je ne vois pas la différence. La texture est parfaite, avec le même bon goût que les zestes confits que j'ai pu goûter auparavant. Peut-être un peu plus secs par contre, mais j'aime bien qu'ils résistent un peu sous la dent.

Pour changer de l'orange, j'ai choisis le pamplemousse rose. Un goût un peu plus amer donc, mais si comme moi le pamplemousse vous plait, vous adorerez! Et la couleur obtenue au final est vraiment jolie. Les écorces confites peuvent se faire avec tous les agrumes à mon avis. Quoi que je n'ai jamais vu de limes confites... Il faudra faire le test!



Ingrédients :

  • 4 gros pamplemousses
  • Suffisamment d'eau pour couvrir les pelures
  • 2 1/2 tasses de sucre
  • 1 tasse de sucre (pour enduire les zestes confits)

Préparation :

À l'aide d'un couteau aiguisé, couper chaque pamplemousse en quartiers. Retirer la pulpe à l'intérieur pour ne conserver que la pelure, avec la membrane blanche. Garder le fruit pour un autre usage (Un petit pamplemousse curd, peuit-être?).

Couper chaque quartier de pelure en lanière d'environ 1 cm de large.

Placer les lanières dans une grande casserole à fond épais et ajouter suffisamment d'eau pour couvrir jusqu'à 1 pouce par dessus les pelures. Chauffer sur feu vif jusqu'à ébullition complète. Retirer ensuite du feu et passer au tamis pour retirer l'eau. Remettre les pelures dans la casserole, couvrir à nouveau d'eau fraiche et reporter à ébullition, pour ensuite drainer à nouveau et recommencer. Répéter cette opération deux autres fois, pour un total de 4 rinçages, en changeant l'eau à chaque fois (cela aura pour effet d'éliminer l'amertume de la pelure).

Placer ensuite les lanières de pelures bien rincées dans la casserole. Ajouter le sucre et suffisamment d'eau pour couvrir jusqu'à 1 pouce par dessus les pelures. Chauffer à feu doux jusqu'à ébullition, puis laisser bouillonner durant environ 2 heures. Les pelures seront translucides et le sirop épais. Laisser refroidir les pelures dans le sirop durant environ 1 heure.

À cette étape, les pelures peuvent être conservées dans leur sirop au réfrigérateur, dans un contenant hermétique avec couvercle, jusqu'à 3 semaines.

Lorsque les pelures sont refroidies, les placer sur une grille au dessus d'une plaque à biscuit recouverte d'un papier parchemin afin qu'elles s'égouttent bien. Laisser reposer 2 jours.


Lorsque les pelures sont bien sèches et ne collent plus aux doigts, verser le sucre pour l'enrobage dans un grand bol et y déposer les pelures, quelques-unes à la fois. Rouler les pelures dans le sucre pour les enduire généreusement. Replacer sur la grille et laisser sécher 1 journée.

Les pelures peuvent être conservées un bon moment dans un contenant hermétique à la température de la pièce.




Temps de préparation : 1 heure
Temps de cuisson : 2 heures
Temps de pause : 3 jours
Quantité obtenue : 150 zestes confits


vendredi 26 décembre 2008

Sucre à la crème de ma maman


Un Noël sans sucre à la crème ?! C'est impensable voyons! Le sucre à la crème, c'est l'ultime gourmandise festive! C'est le genre de chose qu'on ne fait que pour des occasions spéciales, même si on n'en mangerait bien toute l'année. Vous savez maintenant de quoi se goinfre mon homme depuis 4 jours...

Dans ma famille, le meilleur sucre à la crème, c'est ma maman qui le fait! Il est toujours moelleux et fondant sous la dent, jamais sec ou cassant. J'en ai goûté différentes variétés mais je reivens toujours à sa recette, car c'est ma préférée. Il faut dire qu'il existe des tonnes de recettes de sucre à la crème. Chacun le fait différemment, mais on s'entend tous sur le fait qu'il doit être très mou sous la dents. S'il s'émiette, c'est mauvais signe... Le secret de la texture parfaite dépend surtout du temps et du degré de cuisson. Et aussi des ingrédients utilisés, ça va de soi.

Vous serez étonnés de voir que ma recette ne contient pas de crème. Par contre, on y emploie beaucoup de beurre, alors on y perd en rien sur la qualité. Mais il ne serait pas interdit de remplacer le lait évaporé de la crème 35%...

Le meilleur à propos de ce sucre à la crème? Les carrés ont à la fois une tenue parfaite et une texture hyper fondante. Mettez-les en bouche, et ils fonderont aussitôt qu'ils toucheront votre langue... Je vous défie de trouver meilleur sucre à la crème!



Ingrédients :
  • 3 tasses de cassonade
  • 1 tasse de beurre doux
  • 3/4 tasse (6 onces) de lait évaporé en boite
  • 2 tasses de sucre en poudre (sucre à glacer)

Préparation :

Beurrer un grand plat de verre rectangulaire. Réserver.

Dans une casserole, chauffer à feu doux la cassonade et le beurre en remuant constamment jusqu'à ébullition. Ajouter ensuite le lait évaporé et laisser bouillir à gros bouillons pendant 5 minutes en brassant assez souvent.
Retirer du feu et ajouter immédiatement le sucre à glacer en brassant à la mixette jusqu'à ce que le mélange devienne bien épais (environ 5 minutes).

Étendre rapidement le sucre à la crème dans le plat beurré (ça fige très vite!) et lisser la surface. Laisser prendre et refroidir complètement à la température de la pièce durant 2 heures, puis découper en carrés.

Conserver dans une boite hermétique à température ambiante.




Temps de préparation : 10 minutes
Temps de cuisson : 5 minutes
Quantité obtenue : 50 bouchées

jeudi 25 décembre 2008

Un Stollen pour Noël...


C'est connu, je raffole des gâteaux aux fruits. J'adore tout ce qui est confit en fait, les cerises, les ananas, les citrons, les oranges, les marrons... alouette! Pourtant, je n'ai pas fais mes gâteaux aux fruits cette année. Pourquoi? Eh bien pour tout dire, ça m'est complètement sorti de la tête! Trop occupée à penser à mes desserts des fêtes, à mes biscuits, mes confitures et mes chocolats maison, j'en ai oublié de préparer mes gâteaux en novembre.

Puis, il y a une semaine, je suis tombée sur un gâteau appétissant dans la vitrine d'une boutique de gourmandises européennes. En collant mon nez dans la fenêtre, j'ai pu examiner la bête d'un peu plus près et constater que c'était... un Stollen! Quelle joie! J'ai goûté ce délice pour la première fois l'an passé grâce à Flo, et j'en cherchais désepérément depuis sans jamais en trouver. C'est que le Stollen est une denrée rare au Québec. En plus, c'est bien la seule chose au monde qui est meilleure qu'un gâteau aux fruits...

Sans hésiter, je me suis jetée sur le dernier gâteau pour constater, une fois chez moi en ouvrant le paquet, que le produit était périmé! Malheur, moi qui en rêvait depuis si longtemps! J'étais tellement déçue! Mais, une minute! Je sais cuisiner, que diable, qu'est-ce que j'ai à m'en faire? Y'a qu'à me mettre aux fourneaux!

Pas évident de créer l'ultime Stollen! Il existe tant de recettes différentes que j'ai finis par m'inspirer de plusieurs idées pigées ça et là sur le net afin de créer ma propre version. Au final, j'ai obtenu un Stollen bien massif qui, sans être parfait, a le mérite d'être assez gourmand. Il est plutôt plat, mais il a un bon goût d'amande et la pâte est remplie de marzipan... miam! J'aurais néanmoins aimé une pâte plus humide et plus près d'une frangipane comme les Stollen de Flo, mais c'est un si petit détail, car c'est quand même très très TRÈS bon! Et je n'ai plus à me plaindre, je l'ai eu mon Stollen!



Ingrédients :

Pâte

  • 400 grammes de farine
  • 2 1/2 cuillères à thé de levure de boulanger déshydratée
  • 160 ml de lait à peine tiède
  • 1 oeuf
  • 1 jaune d'oeuf
  • 80 grammes de sucre
  • 1/4 cuillère à thé de graines de cardamome moulues
  • 1/4 cuillère a thé de cannelle moulue
  • 1/4 cuillère a thé de clou de girofle
  • 1/4 de cuillère a thé de muscade moulue
  • 1/2 cuillère à thé d'essence d'amande
  • 1 1/2 cuillère à thé d'extrait de vanille pure
  • 1/2 cuillère à thé de sel
  • 100 grammes de beurre froid
  • 120 grammes de raisins secs (j'ai mélangé des raisins dorés et des raisins foncés)
  • 40 grammes de cédrat confit
  • 40 grammes d'écorces d'orange confites
  • 40 grammes d'écorces de citrons confits
  • 45 grammes d'amandes entières, sans la peau
  • 200 grammes de pâte d'amandes

Glaçage

  • 40 grammes de beurre
  • 50 grammes sucre à glacer (sucre en poudre)

Préparation :

Dans un grand bol, mélanger la farine avec la levure, le lait tiédi, l'oeuf et le jaune d'oeuf jusqu'à homogénéité. Ajouter ensuite le sucre, puis les épices, l'essence de vanille et l'extrait d'amande. Ajouter le sel et bien mélanger. Ajouter finalement le beurre froid en petits morceaux, un peu à la fois, en mélangeant la pâte à la main jusqu'à ce que le beurre soit bien incorporé avant d'en ajouter davantage.

Pétrir jusqu'à ce que la pâte soit bien homogène.

Former une boule avec la pâte et la déposer dans un grand bol. Couvrir la pâte de pellicule plastique et laisser lever à température ambiante assez chaude jusqu'à ce que la pâte ait doublé de volume. (2 heures ou plus. La pâte est lourde alors ça peut être long).



Une fois la pâte levée, ajouter les raisins secs, les fruits confits et les amandes à la pâte en pétrissant vigoureusement. Abaisser ensuite la pâte sur un papier parchemin en une forme ovale assez épaisse.

Pétrir la pâte d'amande pour la rendre maléable et la former en un long boudin. Diposer le rouleau de pâte d'amande au centre de la pâte et rabattre celle-ci par-dessus pour fermer le Stollen. Couvrir le Stollen de pellicule plastique et le laisser le lever à température ambiante assez chaude durant 1 heure.

Préchauffer ensuite le four à 180-200C. Recouvrir une grande plaque à pâtisserie de papier parchemin et y déposer le Stollen.

Enfourner pour 1 heure, ou jusqu'à ce que la pâte soit cuite et dorée. Laisser ensuite refroidir un peu, puis transférer sur une grille pour laisser refroidir complètement.

Décoration

Fondre le beurre au micro-ondes jusqu'à ce qu'il soit liquide. Badigeonner le Stollen refroidi de beurre sur toute la surface puis saupoudrer généreusement de sucre à glacer jusqu'à ce qu'il soit entièrement blanc.

Le Stollen peut-être conservé un bon moment s'il est bien enveloppé dans une pellicule plastique et placé dans un endroit frais et sec (mais pas au réfrigérateur!).




Temps de préparation : 30 minutes
Temps de pause : 3 heures en tout
Temps de cuisson : 1 heure
Quantité obtenue : 1 gros Stollen (8 à 10 portions)




mercredi 24 décembre 2008

Mes cadeaux gourmands... Joyeux Noël!



Ce soir c'est Noël! Enfin, l'heure à sonné! Ce soir, c'est le réveillon des fêtes, le temps de célébrer et de partager en famille.

Pour moi, c'est surtout l'aboutissement d'un long mois de cuisine intensive! Je l'avoue, Noël réveille en moi la fibre culinaire et il ne se passe pas une journée sans que je réfléchisse aux chocolats que je vais confectionner, aux desserts que je vais réaliser et aux délicieux paniers gourmands que je vais offrir. Le marathon touche à sa fin, mais déjà je suis heureuse de dire que je suis arrivée dans les temps et que j'ai réussis à préparer tout ce que j'avais mis sur ma liste. Youppi!

Mais ce ne fut pas de tout repos. Ça fait trois jours que j'ai les mains dans la popotte du matin jusqu'au soir! J'ai préparé une quinzaine de saveurs de chocolats, deux desserts pour ce soir, un pour demain, en plus de 5 types de biscuits, d'écorces de pamplemousse confites et d'autres délices des fêtes... Ouf, les vacances de Noël, ce n'est définitivement pas reposant!



C'est bien beau d'en parler, mais je ne saurais partir sans vous offrir un petit peu de visuel à vous mettre sous la dent! Enfin, virtuellement parlant... Plusieurs recettes sont encore à publier, soyez patients!

Voici donc l'alléchante liste des produits qui composent cette année mes sacs-cadeaux gourmands. J'ai eu peine à prendre des photos avec le chat trop curieux qui tournait autour de mes présents. J'ai diminué sur les quantités parce que j'en offrais beaucoup trop par le passé! Il faut bien laisser aux gens le temps de manger leurs denrées avant d'en offrir à nouveau. Et faut bien se garder des idées pour l'an prochain.



Comme à chaque année, je me suis beaucoup amusée à confectionner moi-même mes étiquettes, à créer des illustrations pour les décorer et à assembler tous mes petits délices pour les rendre encore plus attrayants. J'adore mettre du temps pour que tout soit parfait. Offrir des cadeaux gourmands, c'est tellement plaisant!




CADEAUX GOURMANDS 2008

Les condiments festifs!




L'assortiment de biscuits des fêtes!



Étoiles au sucre glacées au citron

Sapins à l'orange et au chocolat
Shortbreads écossais
Gingersnaps
Florentins


Les sucreries!



Écorces de pamplemousse confites

Chocolats moulés fourrés maison

Et moi qui me demandais pourquoi mon Mozy ne me laissait pas tranquille... C'était l'heure de son lait! Pauvre petit, je te néglige un peu avec tous ces préparatifs de Noël, j'ai même oublié de te nourrir! Voilà une soucoupe bien méritée!




Sur ce, un très Joyeux Noël à vous tous! On se revoit bientôt!




mardi 23 décembre 2008

Authentique pouding Butterscotch


Il m'est arrivé quelques fois de vous faire l'annonce de découvertes culinaires majeures dans mon existence. Je pense entre autres au flan pâtissier et à la tarte frangipane aux figues ou aux bleuets. Aujourd'hui, je vous annonce donc l'ajout d'un nouveau dessert à mon palmarès des meilleures choses en ce monde : Le pouding Butterscotch! J'ai tout-de-suite craqué quand j'ai vu le nom de la recette. Et j'ai encore plus embarqué quand j'ai vu qu'elle contenait réellement... du Scotch!

Depuis que je suis toute petite, je me nourris de temps à autre de pouding en poudre au caramel butterscotch. Oui, je l'avoue, je bave d'envie devant ces mélanges tous faits du commerce auxquels on a juste à rajouter du lait pour obtenir une riche texture et un bon goût de caramel sucré. Trop facile à faire dira-t-on, alors pourquoi s'en passer?

Eh ben parce qu'il existe encore mieux! Le VRAI pouding Butterscotch ne se trouve pas en boite de carton, il se fait maison! Et surtout, il contient, comme son nom l'indique, du beurre et du scotch. Du genre comme le faisaient les grands-mamans, à l'époque où on se plaisait à dire qu'un p'tit verre de fort, ça ne faisait pas de tort... Disons que l'opinion est discutable, mais j'avoue que dans un bon pouding crémeux, ça donne indéniablement du goût! Ici, le goût du caramel est rehaussé par l'ajout de l'alcool, lequel est juste assez présent pour balancer la quantité de sucre. C'est un vrai délice qu'il vous faut essayer, vous verrez toute la différence avec les poudings au caramel ordinaires.

Vous trouverez aussi à la suite la recette des pacanes au beurre qui décorent ces délectables crèmes. Je vous conseille de les réaliser, elles sont ESSENTIELLES à l'expérience de l'ultime pouding!

Source : Baking: From My Home to Yours de Dorie Greenspan, page 386




Ingrédients :

Pouding Butterscotch
  • 1/2 tasse (100 grammes) de cassonade foncée, bien tassée
  • 3 cuillères à table (45 ml) d'eau
  • 1/2 tasse (125 ml) de crème 35%
  • 1 3/4 tasses (440 ml) de lait entier (divisé en 1 1/2 tasse et 1/4 de tasse)
  • 1/4 de tasse (65 grammes) de fécule de maïs
  • 1/4 de cuillère à thé (1,25 ml) de sel
  • 3 cuillères à table (45 grammes) de sucre
  • 3 jaunes d'oeufs
  • 3 cuillères à table (45 grammes) de beurre non salé, coupé en 4 morceaux, à la température de la pièce
  • 1 cuillère à thé d'extrait (5 ml) d'extrait de vanille pure
  • 2 cuillères à table (30 ml) de Scotch Whiskey (du Jack Daniels pour moi!)

Pacanes au beurre

  • 1/2 tasse (125 ml) de pacanes
  • 1 cuillère à table (15 grammes) de beurre non salé
  • Une pincée de sel (facultatif, je n'en ai pas mis)

Préparation :

Pouding Butterscotch

Mélanger la cassonade et l'eau dans une casserole à fond épais et porter à ébullition sur feu moyen en brassant jusqu'à ce que le sucre soit bien dissous. Laisser bouillir 2 minutes en brassant constamment. Ajouter ensuite la crème et 1 1/2 tasse de lait et remuer pour ramener à ébullition. Dès les premiers bouillons, retirer du feu et réserver.
Combiner ensemble la fécule de maïs et le sel dans un petit bol et mélanger. Réserver.

Mélanger les oeufs et le sucre ensemble au batteur électrique durant 1 minute. Racler les parois du bol, puis ajouter le 1/4 de tasse de lait restant en mélangeant juste assez pour combiner. Ajouter le mélange de fécule et battre quelques secondes de plus.



Verser le mélange de cassonade et de crème encore chaud dans le bol tout en continuant de battre au batteur électrique. Quand la préparation est homogène, remettre dans la casserole. Cuire le pouding sur feu moyen en remuant constamment au fouet et en raclant le fond et les côtés de la casserole régulièrement durant environ 2 minutes, ou jusqu'à ce que la préparation épaississe et que de grosses bulles viennent éclater à la surface (le pouding doit épassir mais ne doit pas bouillir. Réduire le feu si nécessaire).

Remettre ensuite le pouding dans le bol à mélanger et battre un peu au batteur électrique. Ajouter le beurre, la vanille et le Scotch et mélanger encore jusqu'à homogénéité.

Verser le pouding dans 6 ramequins ou verrines. Recouvrir chaque pouding de pellicule plastique en la pressant directement sur la surfce de la crème. Réfrigérer le pouding durant 4 heures avant de servir.

Servir le pouding bien froid, décoré de pacanes au beurre.

Pacanes au beurre

Recouvrir une grande assiette de papier absorbant. Réserver.

Dans un poêlon sur feu moyen, faire griller les pacanes en mélangeant constamment durant 1 minute, ou jusqu'à ce qu'elles soient dorées. Ajouter le beurre et continuer la cuisson en remuant durant 2 minutes, ou jusqu'à ce que le beurre soit presque tout absorbé.

Retirer du feu et ajouter le sel. Mélanger. Verser les pacanes sur le papier absorbant et déposer une autre feuille par dessus. Tapoter doucement pour retirer l'excédent de beurre.

Laisser refroidir à la température de la pièce.

Les pacanes au beurre peuvent être conservées dans un contenant hermétique à la température de la pièce jusqu'à 3 jours.




Temps de préparation : 20 minutes
Temps de cuisson : 20 minutes
Temps de pause : 4 heures
Quantité obtenue : 4 bonnes portions


dimanche 21 décembre 2008

Carrés Turtules


Car chez moi, on ne dit pas "Turtles" (avec l'accent anglais), mais bien "Turtules" (à la française, avec les "u" comme on dirait "Ursule"...).

Ces carrés "Turtules" sont donc une idée de l'homme de la maison (qui d'autre?!). En proie à une crise de sucre, il m'a imploré de lui préparé un dessert gourmand vite fait bien fait. Voyons voir... qu'est-ce que j'ai dans l'armoire... Des noix, de la cassonade, du beurre, du chocolat... de quoi faire quelque chose de gourmand, pas de doute là-dessus! Difficile de battre les originaux et oh combien délicieux chocolats Turtles, mais il n'est pas interdit d'essayer d'en reproduire le goût.

40 minutes plus tard, les carrés émergent du four... 5 minutes plus tard, les carrés entrent dans le bedon de l'homme... 5 minutes plus tard, l'assiette à dessert est vide et l'homme roule sous la table, le ventre gonflé et l'air heureux. "C'est le deuxième meilleur dessert au monde, après les sablés du millionnaire!" qu'il me fait les dents tachées de chocolat. Eh bien tant mieux! C'est noté!

Je mentirais si je disais que je n'envie pas amèrement son absence totale de culpabilité à se goinfrer... Mais bon, la cuisinière peut tout-de-même se permettre d'y goûter, non? C'est tellement sucré, on croirait prendre une bouchée de beurre et de cassonade! Il est important de résister à l'envie de les manger chauds pour les laisser refroidir complètement. Ainsi, la croûte et la garniture se fondent l'une dans l'autre et le caramel se fige, rendant les carrés encore plus gourmands! Et la découpe en est plus facile, il va sans dire. Des carrés parfaits pour le temps des Fêtes!



Ingrédients :


Croûte
  • 1 1/2 tasse de farine tout usage
  • 1/2 tasse de beurre non salé, à la température de la pièce
  • 1 tasse de cassonade blonde
  • 1 tasse de pacanes en moitiés

Garniture

  • 1 tasse de beurre non salé, à la température de la pièce
  • 1 tasse de cassonade blonde

Glaçage

  • 3/4 de tasse de chocolat mi-amer, haché
Préparation :

Préchauffer le four à 350F.

Croûte

Combiner la farine, le beurre et la cassonade ensemble dans un grand bol. Mélanger à la fourchette jusqu'à ce que la préparation prenne l'apparence d'une chapelure fine.

Presser la croûte au fond d'un moule carré antiadhésif de 10 à 12 pouces de côté. Répartir les moitiés de pacanes également sur toute la surface de la croûte et réserver.

Garniture

Mélanger le beurre et la cassonade ensemble dans une petite casserole et porter à ébullition sur feu moyen en remuant constamment. Quand des bulles se forment sur toute la surface, laisser bouillonner en remuant durant 1 minute, puis retirer du feu. Verser la garniture sur toute la surface de la croûte, par dessus les pacanes.

Enfourner pour 20 minutes, puis retirer du four.

Saupoudrer la garniture chaude de chocolat haché sur toute la surface et laisser reposer 5 minutes. Étendre ensuite le chocolat sur toute la surface à l'aide d'une spatule.

Laisser refroidir complètement puis couper en carrés.




Temps de préparation : 20 minutes
Temps de cuisson : 5 minutes sur la cuisinière et 20 minutes au four
Quantité obtenue : 24 carrés


samedi 20 décembre 2008

Florentins


C’est semble-t-il sous le règne de Louis XII, époux d’Anne de Bretagne, qu’un maître pâtissier ayant exercé ses talents chez les Médicis de Florence, vint en Bretagne et donna le jour à ce subtil palet que l'on nomme Florentin. Harmonieuse composition à base de miel, d’amandes, d’orange et de chocolat, le secret de cette prodigieuse recette se transmet de chocolatier en chocolatier jusqu’à ce jour.

Il existe plusieurs variantes de florentins. J'en ai vu au chocolat noir, au chocolat au lait, au chocolat blanc. Avec des amandes en poudre, des amandes effilées, des amandes tranchés. Avec des écorces d'oranges, des fruits confits, plusieurs types de noix... Ceux que je vous propose aujourd'hui sont une variante du grand classique dont on décore la surface de filets de chocolat, à défaut d'en tremper la base.

Ces biscuits sont très gourmands! Pas étonnant qu'ils m'aient plu autant. Sucre, amande et croquant... n'en faut pas davantage pour me gagner! Un peu à l'image des dentelles de pacanes que j'ai réalisées auparavant, ces biscuits sont croustillants et goûtent bon le beurre et le sucre. L'étape du chocolat est facultative car ils sont très bons natures, mais si on veut respecter la tradition du florentin, faut bien en mettre un peu! Et ce n'est pas ça qui va gâcher la sauce, au contraire...

Attention cependant, il faut avoir la main délicate! Les florentins sont fragiles comme de la dentelle et donc, faciles à briser. À manipuler avec soin, mais à déguster sans retenue!



Source : Adaptation d'une recette de Food Network

Ingrédients :

  • 1 3/4 tasses (150 grammes) d'amandes tranchées sans la peau
  • 3 cuillères à table (45 ml) de farine tout usage
  • Le zeste de 2 clémentines, finement rapé (environ 1 1/2 cuillères à table)
  • 1/4 de cuillère à thé (1,25 ml) de sel
  • 3/4 de tasse (170 grammes) de sucre
  • 2 cuillères à table (30 ml) de crème 35%
  • 2 cuillères à table (30 ml) de sirop de maïs pâle
  • 5 cuillères à table (70 grammes) de beurre non salé
  • 1/2 cuillère à thé (2,5 ml) d'extrait de vanille pure
  • 50 grammes de chocolat mi-amer, haché
  • 50 grammes chocolat blanc, haché

Préparation :

Préchauffer le four à 350F avec la grille au centre. Recouvrir 2 grandes plaques à pâtisseries de papier parchemin. Réserver.

Dans un robot, broyer les amandes jusqu'à ce qu'elles soient hachées très finement, mais pas en poudre. Verser les noix dans un bol et ajouter la farine, le zeste de clémentine et le sel. Mélanger, puis réserver.



Verser le sucre, la crème, le sirop de maïs et le beurre dans une petite casserole. Cuire sur feu moyen en remuant de temps à ture jusqu'à ce que le mélange se mette à bouillir et que le sucre soit complètement dissous. Laisser bouilir durant 1 minute, puis retirer du feu et ajouter la vanille. Verser le mélange chaud dans le bol contenant les noix et la farine et mélanger à la cuillère de bois juste assez pour combiner les ingrédients, sans plus.

Laisser refroidir le mélange durant environ 30 minutes, ou jusqu'à qu'il soit assez tiède pour être manipulé.

À l'aide d'une cuillère à thé, former des boules avec le mélange et déposer sur les plaques préparées en laissant 3 à 4 pouces d'espace entre chaque biscuit (ils s'étendent beaucoup à la cuisson).

Cuire une plaque à biscuits à la fois durant 10 à 11 minutes, ou jusqu'à ce qu'ils soient minces et dorés, en tournant la plaque à la mi-cuisson. Laisser refroidir 5 minutes avant de transférer sur une grille pour laisser refroidir complètement.

Pendant ce temps, fondre les deux chocolats séparément au bain-marie ou au micro-ondes jusqu'à ce qu'ils soient fondus, mais pas trop chauds et encore épais.

Verser le chocolat mi-amer en filet sur la moitié des biscuits refroidis, et le chocolat blanc en filet sur l'autre moitié des biscuits. Laisser figer le chocolat à la température de la pièce durant 1 heure.

Conserver les biscuits dans une boite hermétique à la température de la pièce, séparés de feuilles de papier parchemin.




Temps de préparation : 30 minutes
Temps de pause : 30 minutes et 1 heure
Temps de cuisson : 2 minutes sur la cuisinière et 10 minutes au four
Quantité obtenue : 40 biscuits


vendredi 19 décembre 2008

Gingersnaps


Vous aimez ce mot vous aussi? Gingersnaps? Ça m'a toujours amusée, j'adore le prononcer. J'aurais aussi pu faire honneur à ma langue et nommer mes biscuits "Croquants au gingembre", mais ils auraient été beaucoup moins magiques et spéciaux qu'en les nommant "Gingersnaps". Le petit "snap!", c'est exactement ce qu'on aime de ces biscuits. Le côté qui surprend, autant par le croquant que par le goût de gingembre bien piquant.

Cependant, le goût des biscuits que j'ai réalisés s'apparentent davantage au pain d'épices ou aux biscuits "Pattes d'ours" à la mélasse, si vous voulez mon avis. J'aurais préféré un goût de gingembre plus prononcé. Pourtant, avec la quantité qu'il y a dans la recette, on aurait cru que ça goûterait davantage! Je m'attendais à une saveur comme celle des délicieux Gingersnaps de Christie. On est pas très loin, mais ce n'est pas encore tout à fait ça. Je vais devoir continuer mes recherches de la recette ultime qui saura reproduire le délicieux classique de mes rêves!

Par contre, au niveau de la texture, rien à redire! Grâce au minutieux découpage des biscuits en minces tranches (c'est pas évident avec la piètre qualité de mes coûteaux...), on obtient des galettes croquantes qui cèdent sous la dent avec un grand "crounch!!!". Et avec la quantité que vous obtiendrez, il y en aura assez pour toute la famille le soir du réveillon! Partagez-les autour de vous, ce sont les biscuits parfaits pour plaire à tout le monde!

Source : Adaptation d'une recette de Simply recipes



Ingrédients :

  • 1 tasse (225 grammes) de beurre non salé
  • 1 1/4 tasse (275 grammes) de sucre
  • 1/2 cuillère à thé (2,5 ml) d'extrait de vanille pure
  • 2 oeufs
  • 1/3 de tasse (85 ml) de mélasse
  • 3 tasses (350 grammes) de farine tout usage
  • 2 1/2 cuillères à thé (12,5 ml) de bicarbonate de soude
  • 1/2 cuillère à thé (2,5 ml) de sel
  • 2 1/2 cuillères à thé (12,5 ml) de cannelle moulue
  • 2 1/2 cuillères à thé (12,5 ml) de gingembre moulu
  • 1 pincée de poivre noir moulu

Préparation :

Dans un grang bol, battre le beurre en crème au batteur électrique jusqu'à ce qu'il soit bien lisse et crémeux. Ajouter le sucre et battre encore jusqu'à ce que le mélange soit léger et pâle. Ajouter la vanille et les oeufs et battre pour bien incorporer. Ajouter la mélasse et battre encore jusqu'à homogénéité.

Dans un second bol, mélanger ensemble la farine, le bicarbonate de soude, le sel et les épices. Ajouter un mélange de beurre et de sucre, un peu à la fois, en mélangeant juste assez pour bien combiner les ingrédients (ne pas trop mélanger).

Recouvrir le fond et les côtés d'un moule à pain rectangulaire de pellicule plastique en laissant dépasser la pellicule de chaque côté. Placer la pâte dans le moule en pressant bien pour lui donner la forme d'une grosse brique rectangulaire. Appuyer jusqu'à ce que la pâte soit bien écrasée et que la surface soit le plus droit possible. Replier la pellicule plastique sur la pâte et bien envelopper. Réfrigérer toute une nuit, afin que la pâte soit bien ferme.

Le lendemain, préchauffer le four à 350F. Recouvrir 2 grandes plaques à pâtisserie de papier parchemin. Réserver.

Retirer la pâte du frigo. Démouler la brique de pâte et la couper en minces tranches de moins de 1/8 de pouce à l'aide d'un couteau aiguisé. Déposer les biscuits sur les plaques préparées en les espaçant d'un peu plus d'un pouce (ils s'étendront légèrement en cuisant).

Cuire les biscuits durant 8 à 12 minutes (tout dépendant de l'épaisseur de ceux-ci), en vérifiant souvent. Les biscuits sont prêts lorsque leurs bordures sont bien dorées (voir, assez foncées).

Laisser refroidir les biscuits sur les plaques 30 secondes, puis transférer sur une grille pour laisser refroidir complètement (les biscuits duciront en séchant).

Conserver dans une boite hermétique à la température de la pièce.




Temps de préparation : 1 heure
Temps de pause : Toute une nuit
Temps de cuisson : 8 à 12 minutes
Quantité obtenue : 60 biscuits

jeudi 18 décembre 2008

Shortbreads écossais


Encore des biscuits! Je suis sur une lancée, et je n'arrêterai pas tant que je n'aurai pas réalisés les 5 types de biscuits qui constitueront mon assortiment spécial des fêtes. Quels sont-ils?

C'est que j'aime tellement les préparer... Et j'aime encore plus les manger! Je vous ai déjà dis que je ne pouvais pas résister à un biscuit, quel qu'il soit? C'est vrai, il n'en existe aucun que je n'aime pas! (ou peut-être que si...) Quand l'envie me prend, impossible de résister. Du biscuit maison au Papineau du commerce (si vous êtes québécois, vous savez de quoi je parle...), je ne peux pas m'en passer!

C'est sûrement la faute de ma Grand-maman, ça. Elle avait toujours une jarre pleine de biscuits sur la table, à portée de nos petites mains gourmandes. Et parfois, il y avait aussi des biscuits au beurre. Ceux qui goûte vraiment le beurre, vous savez? Du genre, les
Walker Shortbreads, qui sont les meilleurs biscuits sablés au beurre du monde!

Ah oui, du monde? Attention, biscuit en kilt écossais, tu as de la compétition! Ces shortbreads, gracieuseté de
Bergamote, sont exceptionnels! Je citerai d'ailleurs ce qu'elle en dit sur son blogue, parce que franchement je ne pourrais pas mieux les décrire : "Ces biscuits sentent bon le beurre, sont friables et croquants, sablés comme on en rêve." Croyez-la sur parole, ces biscuits valent la peine. Simple comme 1-2-3, puisque la recette se prépare avec 1 part de sucre, 2 parts de beurre et 3 parts de farine. Une recette délicieuse à tout coup et vraiment infaillible!

Dis donc,
Miss Diane, tu as déjà testé cette recette? Il me semble t'avoir déjà entendu dire que tu aimais les Walker Shortbreads. C'est un must pour les fêtes!



Source :
Sucrissime, le blogue de Bergamote

Ingrédients :

  • 100 grammes de sucre
  • 200 grammes de beurre demi-sel de qualité, à température ambiante
  • 300 grammes de farine tout usage

Préparation :

Dans un grand bol, mélanger tous les ingrédients au batteur électrique, jusqu'à obtention d'une texture de sable fin. Mélanger ensuite à la cuillère de bois ou à la main pour former une grosse boule de pâte.

Abaisser la pâte sur une feuille de papier parchemin sur une épaisseur d'un peu moins de 1 cm. Réfrigérer 1 heure.
Après le temps de pause, recouvrir deux plaques à pâtisserie de papier parchemin. Réserver.

Découper des disques dans la pâte bien froide à l'aide d'un emporte-pièce rond. Déposer les biscuits sur les plaques réservées à environ 2 cm de distance. Former une boule avec les retailles de pâte puis abaisser et découper à nouveau, jusqu'à épuisement de la pâte. Mettre les plaques au frais durant 15 minutes (les biscuits doivent être bien froids pour cuire sans dorer).

Pendant ce temps, préchauffer le four à 300°F (150°C).

Lorsque les biscuits sont bien froids, enfourner les biscuits pendant 20 à 25 minutes. Les biscuits ne doivent pas dorer, mais seulement durcir. Retirer ensuite du four et laisser refroidir 10 minutes avant de transférer sur une grille pour laisser refroidir complètement.

Conserver les biscuits dans une boite hermétique à la température de la pièce.




Temps de préparation : 15 minutes
Temps de pause : 1 heure et 15 minutes
Temps de cuisson : 30 minutes
Quantité obtenue : 36 biscuits


mercredi 17 décembre 2008

Biscuits sapins à l'orange et au chocolat


Après
les ratés d'hier, une nouvelle réussite en matière de biscuits!

Lentement mais sûrement, j'avance dans ma liste "À tester". Oui, cette immense liste à laquelle j'ajoute une recette à chaque fois que j'ai envie de l'essayer. Un exercice que j'ai commencé il y a déjà plus d'un an, et dont je crois que je ne verrais jamais la fin parce qu'en plus d'essayer les recettes des autres, je créé aussi les miennes, et ça n'en fini plus! N'empêche, j'ai finalement atteint le moment de réaliser ces délicieux biscuits.

Tout à commencé avec l'arrivée
d'un joli emporte-pièce en forme de sapin envoyé par Anna le 12 janvier (dire que ça fait presqu'un an!!!). J'ai alors eu l'envie de l'essayer, mais les fêtes étant passées, j'étais moi aussi déjà ailleurs dans ma tête... Saint-Valentin, Pâques... tout va si vite! Et puis, j'ai découvert un peu en retard les jolis biscuits sapins à l'orange et au chocolat que Sabine avait fait pour Noël. Juste ce qu'il me fallait! J'ai donc mis l'idée de côté en me disant "Je m'en souviendrai à Noël prochain!".

Eh bien croyez-le ou non, je m'en suis souvenu! Alors que j'ai soudainement eu envie de biscuits moelleux à l'orange et au chocolat... pop! Je les ai vu dans ma tête, flottant sur un nuage, les jolis biscuits sapins à l'orange encore tièdes, décorés de guirlandes de chocolat... et je les ai fais! Et je les ai mangés... mais pas tous quand même, je vais en offrir dans mes paniers de Noël! Ils sont trop bons pour ne pas les partager. Texture moelleuse parfaite, goût d'orange prononcé, pas très sucré, chocolat mi-amer croquant... En somme, un biscuit incomparable et un marriage de saveurs raffiné. Mon envie de biscuits en maintenant totalement comblée!

Source : Cookie monster... par Sabine



Ingrédients:

  • 150 grammes de beurre, à la température de la pièce
  • 100 grammes de sucre
  • 1 pincée de sel
  • 2 jaunes d'oeuf
  • Le zeste d'une orange
  • 2 cuillères à table (15 ml) de jus d'orange frais
  • 50 grammes d'orangeat (zestes d'oranges confits), finement hâché
  • 250 grammes de farine, tamisée
  • 100 grammes de chocolat mi-amer (pour la déco)

Préparation :

Fouetter le beurre au fouet à main pour le ramollir. Ajouter le sucre, puis le sel, les jaunes d'oeuf et le zeste et le jus d'orange. Fouetter vigoureusement jusqu'à ce que le mélange blanchisse.

Ajouter ensuite l'orange, puis incorporer la farine tamisée à la cuillère de bos. Former une grosse boule avec la pâte, l'aplatir un peu, puis l'envelopper de pellicule plastique et mettre au frais pour 30 minutes.

Après le temps de pause, recouvrir deux grandes plaques à pâtisserie de papier parchemin. Réserver.

Sur un plan de travail enfariné ou entre deux feuilles de papier parchemin, étaler la pâte au rouleau jusqu'à ce qu'elle ait un peu moins d'un centimètre d'épaisseur. Avec un emporte-pièce en forme de sapin, découper des biscuits et placer sur les plaques réservées. Récupérer ensuite les retailles, en faire une grosse boule, étaler à nouveau et découper à l'emporte-pièce. Répéter le processus jusqu'à épuisement de la pâte.

Mettre les plaques de biscuits au réfrigérateur pour 10 minutes.

Préchauffer le four à 180C (350F).

Enfourner les biscuits durant 11 minutes. Sortir ensuite du four, glisser le papier cuisson sur une grille et laisser refroidir complètement.

Pendant ce temps, fondre le chocolat au bain-marie ou au micro-ondes. À l'aide d'un instrument de cuisine ou d'un pincée, former des "guirlandes" de chocolat sur les biscuits sapins. Laisser sécher.

Conserver les biscuits dans une boite hermétique à la température de la pièce.




Temps de préparation : 30 minutes
Temps de pause : 40 minutes
Temps de cuisson : 11 minutes
Quantité obtenue : 35 biscuits


mardi 16 décembre 2008

Biscuits au beurre et à la confiture - TWD


Encore des biscuits pour les Mardis avec Dorie! J'étais bien contente quand j'ai vu cela, car comme je dois remplir mes boites cadeaux pour les fêtes, une recette de biscuits de plus est la bienvenue! Après les biscuits glacés de la semaine passée, une autre recette pleine de beurre et de sucre que je me suis dis... Une recette qui promettait d'être délicieuse.

Eh bien chers amis, j'ai un aveu à vous faire... je n'ai pas beaucoup aimé ces biscuits. Quand j'ai vu les mots "beurre" et "confiture", tout un univers de saveurs a envahi ma tête. Je les voyais déjà : une pâte sablée parfaite, légèrement croquante sous la dent, une texture riche et dense, un bon goût de beurre et d'abricot... le genre de biscuits dont on aurait rêvé souvent sans avoir jamais trouvé LA recette magique.

Ça alors, j'étais loin d'avoir raison... C'est bien dommage car je m'attendais à tellement que la déception en fut encore plus amère. Avoir su, je n'aurais pas dépensé 1/2 tasse de beurre pour ça! Le biscuit n'a pas vraiment de goût. On ne sent pas la présence de la confiture (j'en ai pourtant mis le double de la quantité recommandée dans la recette!) et les biscuits ont plutôt la texture d'un petit gâteau spongieux, alors que je croyais obtenir une belle pâte sablée... soupir....

Je les ai confectionnés à la poche à douille pour leur donner une touche plus spéciale et une forme originale, mais comme les biscuits se sont un peu affaissés à la cuisson, adieu le look d'enfer! Et en plus, j'ai brisé ma poche à douille (c'est la troisième que je détruis...) en tentant de les faire. Quelle mauvaise journée! Je sens que ça va finir en bagatelle tout ça...

Source : Baking: From My Home to Yours de Dorie Greenspan, page 80



Ingrédients :

  • 2 tasses (230 grammes) de farine tout usage
  • 1 cuillère à thé (5 ml) de poudre à pâte
  • 1/4 de cuillère à thé (1,25 ml) de gingembre moulu
  • 1/4 de cuillère à thé (1,25 ml) de cannelle moulue
  • 1/4 de cuillère à thé (1,25 ml) de sel
  • 1/2 tasse (113 grammes) de beurre non salé, à la température de la pièce
  • 2/3 de tasse (150 grammes) de sucre
  • 1 gros oeuf
  • 2 cuillères à table (30 ml) de lait entier
  • 1 cuillère à thé (5 ml) d'extrait de vanille pure
  • 1/4 de tasse (62 ml) de confiture d'abricot (1/2 tasse (125 ml) pour moi)
  • Sucre à glacer (sucre en poudre) pour décorer

Préparation :

Préchauffer le four à 375F. Recouvrir deux grandes plaques à pâtisserie de papier parchemin. Réserver.

Dans un grand bol, tamiser ensemble la farine, la poudre à pâte, le gingembre, la cannelle et le sel. Réserver.

À l'aide d'un batteur électrique, battre le beurre avec le sucre à vitesse moyenne dans un bol profond jusqu'à ce qu'il soit crémeux, soit entre 2 et 3 minutes. Ajouter l'oeuf et battre à haute vitesse pour une minute de plus.



Ajouter le lait et l'extrait de vanille et battre encore pour 30 secondes. Ajouter ensuite la confiture et battre à la plus basse vitesse pour 1 minute. Ajouter les ingrédients secs réservés et mélanger, toujours à basse vitesse, jusqu'à ce que les ingrédients soient tout juste combinés, sans plus (la pâte sera très épaisse).

À l'aide d'une cuillère à crème glacée ou d'une cuillère à thé (j'ai utilisé une douille à pâtisserie à embout étoilé), déposer des cuillères de pâte sur les plaques préparées pour former des biscuits de 1 pouce de diamètre.

Cuire les biscuits durant environ 10 minutes, ou jusqu'à ce que le dessous soit doré.

Laisser reposer les biscuits sur la plaque durant 2 minutes avant de les transférer sur une grille pour les laisser refroidir complètement. Saupoudrer de sucre en poudre juste avant de servir.




Temps de préparation : 30 minutes
Temps de cuisson : 10 minutes
Quantité obtenue : 50 biscuits

dimanche 14 décembre 2008

Poires au Porto


Les fameuses poires au Porto de Vincent... que j'ai réussi à rater!

Tout d'abord, parce que j'ai voulu couper la recette en trois, et ainsi j'ai dû réduire les quantités du tiers. L'ennui, c'est qu'on dirait bien que je ne sais pas compter ou alors que j'ai la tête dans les nuages parce que j'ai fini par mettre beaucoup trop de sucre. Pour diluer, j'ai donc ajouté davantage d'eau, puis encore un peu plus en fin de cuisson par peur de manquer de sirop, de sorte que je me suis retrouvée avec un sirop beaucoup trop dilué.

Et ensuite, parce que j'ai été "cheap"... Ouais, j'ai honte de le dire, mais j'ai acheté du Porto "bas-de-gamme". Le moins cher de la tablette, celui en bas complètement à 14,93$ en rabais... Me suis dis que ce serait pas grave... deuxième erreur. Une fois mélangé au (trop de) sucre et à l'eau (encore trop), ça ne goutte plus rien! Ah, pourquoi j'ai pas suivi les recommandations de l'auteur! C'est ça quand on n'en fait qu'à sa tête.

Ce qui fait que j'ai obtenu de jolies poires au sirop sucré avec léger arôme subtil indétectable aux papilles de Porto. Enfin, ça ne veut pas dire que ce n'est pas bon pour autant! C'est juste pas exactement ce que j'espérais comme résultat. Mais la faute est à moi, alors n'allez pas chicaner Vincent qui conçoit de si bonnes recettes de conserves...

Petit conseil si vous tentez la recette : Il faut choisir de très petites poires (Forelle, Comice, Botzi, Seckel, etc.). Apportez avec vous vos pots Mason de 250 ml avec vous au moment d'acheter les fruis afin de vérfier s'ils entrent bien dans les bocaux et si leur queue laisse au moins 1 cm d'espace sous le goulot (Il faut garder la queue, c'est important pour le petit look champêtre...)

Aussi, n'ayez pas peur de couper la recette, assurez-vous seulement de ne pas vous tromper dans les mesures! Parce que 24 poires, ça fait une méchante grosse réserve! N'empêche, vous trouverez toutes sortes d'occasions de les manger : Vins et fromages, desserts grandes occasions, collation raffinée, panier de Noël... Je vous les aurais bien montrées, mais pas question d'ouvrir les bocaux, je veux les offrir comme cadeau gourmand!

Ingrédients :

  • 3 bouteilles de porto honnête (pas celui du bas de tablette...)
  • 5 tasses (1200 ml) d'eau
  • 2 tasses (460 grammes) de sucre
  • 24 belles petites poires Forelle bien mûres

Nouet d'épices

  • 1 cuillère à thé de clous de girofle entiers
  • 2 cuillères à table de grains de poivre noir concassés
  • Les zestes d'une grosse orange, bien lavée et brossée

Solution antioxydante

  • 3 litres d'eau froide
  • 6 comprimés de 500 mg de vitamine C (acide ascorbique), broyés



Préparation :


Verser le porto, le sucre et l'eau dans un gros chaudron (15 à 20 litres) en acier inoxydable. Y déposer le nouet d'épices et porter à ébullition sur feu moyen-vif en écumant soigneusement. Laisser ensuite bouillir à gros bouillons à découvert pour 5 minutes. Couvrir, retirer du feu et laisser macérer pendant la préparation des poires.

Broyer les comprimés de vitamine C et les dissoudre dans un grand bol contenant les 3 litres d'eau. Peler ensuite soigneusement les poires et tailler les "mouches" à leur base. Conserver les queues.

À mesure que les poires sont pelées, les plonger dans la solution d'acide ascorbique (la belle couleur du vin va ainsi imprégner les poires et ne sera pas voilée par la couleur brune de l'oxydation).

Apres 20 minutes de macération du liquide, retirer le nouet d'épices. Reporter le sirop de porto épicé à ébullition et y placer délicatement les poires une à une.

Baisser le feu au minimum, couvrir et laisser mijoter tout doucement pendant 20 à 25 minutes.

Quand la dernière poire est tendre jusqu'au coeur, retirer le chaudron du feu et cueillir les poires très délicatement. Placer chaque poire debout dans un bocal. Au besoin, incliner les fruits pour que la queue laisse au moins 1 cm d'espace sous le goulot.

Reporter le sirop de porto épicé à forte ébullition et écumer au besoin.

Verser le sirop bouillant sur les poires en laissant 1 cm d'espace sous le goulot. Sceller les bocaux et les stéréliser à l'eau bouillante durant 25 minutes selon
la méthode décrite ici.

* Si vous manquez de sirop pour compléter tous vos bocaux : Sélectionner les poires les plus petites et tenter d'en introduire 2 par bocal, en en plaçant une à l'envers et une à l'endroit, ou augmenter le volume du sirop avec une solution de 25 % de sucre, 25 % de vinaigre blanc et 50 % d'eau.

Les poires seront prêtes après 2 ou 3 semaines de macération.

Au service, vider le bocal. Réduire le sirop un peu au goût en le chauffant sur feu moyen-vif dans une casserole.
Trancher la poire pour en étaler les lamelles en éventail. Servir bien frais et arroser de sirop. Décorer de feuilles de menthe fraîches et de cannelures de zestes d'oranges.

Déguster.




Temps de préparation : 30 minutes
Temps de cuisson : 40 minutes
Temps de pause : 20 minutes
Quantité obtenue : 24 pots Mason (24 poires)

samedi 13 décembre 2008

Carrés aux bleuets et aux amandes


Les carrés parfaits! Lisses et brillants comme des miroirs, on s'y perdrait comme Narcisse dans son lac... Et ils ne sont pas que beaux à regarder, ils sont extraordinaires à manger!

Quand j'ai vu la recette qui m'a servi d'inspiration sur le net, je n'ai pu m'empêcher de saliver. J'adore les amandes, ce n'est un secret pour personne. Et puis, un "Blueberry curd" en garniture, ça paraissait aussi inusité qu'appétissant. Quand on a déjà fait l'expérience des "curds" (au citron tout particulièrement), on sait quelle texture crémeuse et douce ils ont en bouche. Sur une base sablée et sucrée aux amandes, c'est donc l'alliance gourmande idéale!

Vous remarquerez que la préparation de la garniture est assez longue, mais pas compliquée. Les diverses étapes (notamment de passer la garniture au tamis) sont essentielles pour obtenir la consistance magique lisse et hyper crémeuse de ces carrés. Je n'avais jamais préparé de garniture de cette manière, mais quand on voit le résultat obtenu, on réalise que ça vaut bien les 15 minutes de préparation de plus. Et quelle belle tenue, sans fécule de maïs et sans gélatine!

Et si vous résistez à l'envie de toucher cette belle couche foncée à la sortir du four et d'y laisser des traces de doigt, vous obtiendrez un effet miroir parfait sur le dessus, et une crème aux bleuets fondante et parfumée à l'intérieur. L'ajout de cannelle dans la base sablée n'est pas à négliger, car il rehausse de beaucoup le parfum des amandes. Succombez vite à ces carrés, ils sont irrésistibles!

Source : Adaptation d'une recette de A Southern Grace.



Ingrédients :

Base sablée
  • 6 cuillères à table de beurre non salé, à la température de la pièce, coupé en petits morceaux
  • 1 tasse de farine tout usage
  • 1/3 de tasse de poudre d'amandes
  • 1/4 de tasse de sucre
  • 1/2 cuillère à thé de cannelle
  • 1/4 de cuillère à thé de sel

Garniture aux bleuets

  • 4 tasses de bleuets (frais ou surgelés)
  • 4 oeufs
  • 1 tasse de sucre
  • 1 pincée de sel
  • 2 cuillères à thé de jus de citron
  • 4 cuillères à table de beurre non salé, à la température de la pièce, coupé en petits morceaux

Préparation :

Préchauffer le four à 350°F. Beurrer légèrement un moule antiadhésif carré de 9 x 9 pouces. Recouvrir le fond et les côtés de papier parchemin en le faisant adhérer aux parois beurrées et en laissant une bordure dépasser (pour pouvoir démouler les carrés facilement après la cuisson). Réserver.

Base sablée

Combiner ensemble le beurre, la farine, la poudre d'amandes, le sucre, la cannelle et le sel dans un bol. Couper à l'aide d'un coupe-pâte ou de deux coûteaux jusqu'à obtention d'une petit chapelure sablonneuse. Déposer ensuite au fond du moule préparé et presser en une couche uniforme.

Cuire au four durant environ 20 minutes, ou jusqu'à ce que le sablé soit doré. Déposer ensuite le moule sur une grille et laisser refroidir. Descendre la chaleur du four à 325°F.

Garniture aux bleuets

Passer les bleuets au mélangeur électrique ou au mixeur plongeant pour en faire une purée homogène. Passer ensuite la purée au tamis au dessus d'une grand bol. Presser la purée à l'aide d'une cuillère pour en extrait le plus de liquide possible (il faut prélever 1 tasse de jus). Jeter les solides (je les ai mangés en compote...).

Dans un petit chaudron, fouetter les oeufs et le sucre ensemble jusqu'à ce qu'ils soient combinés. Ajouter ensuite le jus de bleuets, le sel et le jus de citron et mélanger. Mettre le chaudron sur le feu doux-moyen et cuire en mélangeant constamment à la cuillère de bois jusqu'à ce que le mélange soit tiède au touché, soit environ 2 minutes.

Ajouter lentement le beure, un peu à la fosi, en remuant bien entre chaque addition afin qu'il soit entièrement incorporé avant d'en ajouter plus. Continuer de cuire en remuant et en raclant le fond de la casserole durant encore 8 à 10 minutes, ou jusqu'à ce que la garniture soit assez épaisse pour napper la cuillère et laisser une marque au passage du doigt sur la cuillère. Le mélange ne doit jamais bouillir. Retirer ensuite du feu.

Passer la garniture au tamis au dessus d'une bol et laisser reposer 10 minutes. Fouetter ensuite au fouet à main pour redonner une texture lisse et verser sur toute la surface du sablé.

Enfourner de nouveau pour 30 minutes, ou jusqu'à ce que la garniture soit prise. Déposer ensuite le moule sur une grille et laisser refroidir complètement. Réfrigérer 2 heures, puis sortir et retirer du moule en tirant sur la bordure de papier parchemin. Couper en 16 carrés individuels.

Servir frais ou à la température de la pièce.




Temps de préparation : 20 minutes
Temps de cuisson : 15 minutes sur la cuisinière et 50 minutes au four
Temps de pause : 2 heures
Quantité obtenue : 16 carrés



vendredi 12 décembre 2008

Poires pochées farcie au brie


Un dessert "grande occasion" accessible à tous! C'est pas beau, ça? C'est chic dans l'assiette, et en plus, c'est facile à faire! Qui dit mieux?

Fait assez amusant, on aura beau les faire maison, les poires pochées goûtent pas mal la même chose que les poires au sirop en boites! Mais ça vaut la peine de faire l'effort de les faire soi-même, ne serait-ce que pour pouvoir garder le fruit entier et utiliser de belles poires bien mûres du marché. L'opération vous permettra d'obtenir des poires goûteuses et tendres qui se défont à la cuillère et fondent dans la bouche. Un délice!

Pour ce qui est du brie, alors là, rien à redire car c'est mon fromage préféré avec le cheddar fort. Je suis donc vendue d'avance à tout ce qui en contient. Le double-crème est le meilleur, il fond littéralement dans la bouche! Oui, je l'avoue, le fromage vient en second rang de mes aliments favoris (juste derrière le sucre...) Avec la poire et le croquant des noix et du pralin, on obtient donc l'union de tout ce que j'aime le plus au monde! Pas étonnant que ce délice m'ait plu autant!

Un dessert pas trop sucré qui saura ravir vos invités après un repas copieux bien arrosé. Avec les repas des Fêtes qui s'en viennent, c'est un délice qu'il faut se permettre. Allez-y, ça en jète!



Ingrédients :

  • 4 poires, mûres mais fermes
  • 2 tasse d'eau
  • 1 1/2 tasse de sucre
  • 1 cuillère à table de jus de citron
  • 1/4 de tasse de noisettes grillées, concassées en petits morceaux
  • 1/4 de tasse de pralin (poudre de noisettes sucrée)
  • 1/2 tasse de fromage brie double-crème

Préparation :

Peler les poires en prenant soin de garder le pédoncule (la tige) intacte. Retirer le coeur de la poire en pratiquant une petite incision à la base du fruit et en creusant vers l'intérieur à l'aide d'une cuillère parisienne ou d'un petit coûteau. Réserver les fruits.

Verser l'eau dans une casserole profonde et ajouter le sucre et le jus de citron. Porter le sirop à ébullition sur feu moyen-vif, puis laisser bouillir 3 minutes. Ajouter les poires, réduire le feu à doux et laisser bouillonner durant 20 minutes en retournant les poires dans le sirop de temps à autre.

Laisser ensuite refroidir le tout, puis réfrigérer les poires dans leur sirop durant 1 heure, ou jusqu'à ce que les fruits soient froids.

Mélanger les noisettes concassées et le pralin ensemble dans un petit bol. Rouler les poires dans ce mélange et les déposer sur un plat de service. Remplir la cavité de chaque fruit avec une bonne quantité de brie. Réserver au frais.
Faire chauffer le sirop de pochage des poires sur feu moyen-vif jusqu'à ébullition. Baisser le feu et laisser mijoter environ 20 minutes, ou jusqu'à ce que le sirop épaississe. Retirer ensuite du feu, puis laisser refroidir complètement.

Verser un peu de sirop refroidi sur les poires au moment de servir.




Temps de préparation : 10 minutes
Temps de pause : 1 heure
Temps de cuisson : 45 minutes
Quantité obtenue : 4 portions


jeudi 11 décembre 2008

Crevettes Teriaky-Masala


Teriaky Masala? Un mélange indien et japonais? Bien oui! C'est bien moi ça, je mets n'importe quoi dans mes repas! Enfin, j'aime expérimenter. Parfois ça donne de drôles de résultats, et parfois je découvre de bons petits plats, comme cette fois-ci.

Inspirée par cette recette d'Isa, j'ai préparé la marinade comme suggéré mais je trouvais qu'il manquait quelque chose. Voyons voir, qu'est-ce qu'on pourrait ajouter? Ras-el-hanout? Cumin? Paprika? Cayenne? Pourquoi pas mon épice de choix, celle que j'aime mettre partout? Garam Masala, me voilà! J'adore ce mélange d'épices hyper parfumé, il transforme un plat comme rien d'autre. L'Inde et le Japon sont devenus les meilleurs potes! En tous cas, culinairement parlant, le temps d'un repas...

La préparation est très rapide et les crevettes sont comme je les aime : Bien tendres et légèrement grillées, avec un bon goût d'épices salé-sucré. Ce sont des petites recettes comme ça qui permettent de sauver du temps et de bien manger. Pour un bon plat principal pas compliqué! Avec un riz basmati, c'est extra!

Ingrédients :
  • 350 grammes de crevettes surgelées

Marinade

  • 1/4 tasse de sauce soja légère
  • 1 cuillère à table de cassonade
  • 1/2 cuillère à thé de gingembre moulu
  • 1 cuillère à table de vinaigre de cidre
  • 1 gousse d'ail hachée
  • 1 1/2 cuillère à table de ketchup
  • 1 cuillère à thé de Garam Masala moulu

Préparation :

Mélanger tous les ingrédients de la marinade dans un bol et y mettre les crevettes. Laisser mariner 2 heures au réfrigérateur.

Après le temps de pause, préchauffer le four à "broil".

Déposer les crevettes sur une plaque à biscuits antiadhésive et badigeonner de marinade.

Cuire les crevettes sous le broil, 3 à 4 minutes de chaque côté, en badigeonnant de marinade (éviter de trop les cuire, ce qui les ferait durcir).

Déguster chaud avec un bon riz.




Temps de préparation : 10 minutes
Temps de pause : 2 heures
Temps de cuisson : 8 minutes
Quantité obtenue : 2 portions

mercredi 10 décembre 2008

Potage au chou-fleur


L'hiver frappe à ma porte... et je n'ai vraiment pas envie d'ouvrir!

Je me suis levée hier matin comme tous les matins vers 7h00. La première chose que j'ai fais (après le passage obligé à la salle de bain...), c'est de me diriger vers le salon pour ouvrir l'ordinateur (ah, les joies de la vie de graphiste...). Et juste à côté de mon ordinateur, la grande fenêtre qui donne sur le parc m'a montré l'inévitable vérité... l'hiver est arrivé!

Un immense tapis blanc recouvre tout à perte de vue! Quel spectacle étrange! Il a beau revenir à chaque année, je ne m'y fais pas. On dirait toujours que c'est un phénomène surnaturel, que ça ne devrait pas avoir lieu. La mort de la nature sous un froid manteau... C'était déjà tout blanc dans les régions du nord mais à Montréal, nous avions eu un peu de répit jusqu'à tout récemment... mais plus maintenant! Le ciel est gris, et le paysage, lui, est si blanc qu'il en devient aveuglant. Je vois des montagnes de meringue qui recouvrent les trottoirs, telles les dunes glacées d'un désert irréel... tiens, j'ai subitement envie de manger blanc. Allons, vite, un potage réconfortant!

Le chou-fleur présenté dans son plus simple appareil avec seulement un peu d'oignons et du bouillon de poulet. Et pourtant, ça donne un potage crémeux et parfait qui viendra remplir tous vos besoin en vitamine C pour la journée en plus d'avoir un bon goût de chou-fleur prononcé. Bien se nourrir, c'est pas si difficile. Emmitoufflée dans ma couverture avec mon bol de potage, je crois que je pourrai survivre à l'hiver... Si le proprio pouvait se décider à isoler les murs et à terminer la pose du système de chauffage, se serait encore mieux...



Ingrédients :

  • 1 cuillère à table d'huile végétale
  • 1 oignon moyen, haché
  • 1 tête de chou-fleur, détaillée en bouquets
  • 3 tasses d'eau
  • 3 tasses de bouillon de poulet
  • Sel et poivre, au goût

Préparation :

Dans une grande casserole, faire revenir l'oignon dans l'huile sur feu moyen durant 10 minutes ou jusqu'à ce qu'il devienne translucide.

Ajouter l'eau et le bouillon de poulet, puis le chou-fleur, le sel et le poivre et porter à ébullition sur feu moyen-vif. Lorsque le mélange bout, baisser le feu à moyen et laisser mijoter durant 25 minutes, ou jusqu'à ce que le chou-fleur soit tendre.

Retirer du feu et passer au mélangeur ou au mixeur plongeant. Saupoudrer de poivre et déguster.




Temps de préparation : 10 minutes
Temps de cuisson : 30 minutes
Quantité obtenue : 3 portions


mardi 9 décembre 2008

Biscuits au sucre de Grand-mère glacés au citron - TWD


J'ai sauté ceux de la semaine passée, mais je n'allais pas laisser passer ceux-ci! Pourquoi aie-je passer mon tour pour les gourmands sablés Linzer à la confiture de Dorie en leur préférant ces simples biscuits au sucre?

Parce que ceux-ci sont personnalisables, voilà pourquoi! On peut les faire de toutes les formes et avec toutes sortes de glaçages sucrés. Ils sont hyper passe-partout en plus, impossible de ne pas les aimer. Leur petit goût de beurre et de sucre et leur texture croquante sous la dent nous donne envie d'en reprendre à chaque fois. C'est vrai qu'ils rappellent les biscuits de Grand-mère, et le bon goût des souvenirs d'enfance. Et puis, ils se conservent beaucoup plus longtemps qu'un biscuits sandwich fourré, une caractéristique importante dans mon cas puisque j'ai décidé cette année de confectionner une tonne de biscuits et d'en faire des assortiments que j'offrirai dans de jolies boites décoratives. Je sens que je vais m'amuser!

Mais pour ne pas tout préparer à la dernière minute, je m'y prends d'avance et je congèle. Ceux-ci sont déjà dans mon frigo à l'heure qu'il est, attendant le jour J pour reprendre vie et distribuer autour d'eux la joie des fêtes! J'ai pris la liberté de les décorer de glace au citron pour les rendre encore plus gourmands (la recette originale conseillait de les saupoudrer de sucre et de cannelle). À force d'essais et erreur, je suis bien contente de dire que j'ai enfin trouvé les proportions parfaites pour obtenir une glace lisse et brillante qui fige en criant "ciseau"! (ou "lapin!", selon ce que vous préférez crier... ou "Euréka!" tiens, ça sonne moins idiot...).

On peut aussi ajouter à la pâte des zestes d'agrumes rapés fin, des noix hachées, des flocons de noix de coco ou du chocolat haché. Le choix vous appartient! Un plaisir à préparer, à déguster et aussi à offrir!

Source : Baking: From My Home to Yours de Dorie Greenspan, pages 146 et 147



Ingrédients :

Biscuits
  • 2 tasses de farine tout usage
  • ½ cuillère à thé de sel
  • ½ cuillère à thé de poudre à pâte
  • 1/2 tasse + 2 cuillères à table de beurre non salé, à la température de la pièce
  • 1 tasse de sucre
  • 1 gros oeuf
  • 1 gros jaune d'oeuf
  • 1 cuillère à thé d'extrait de vanille pure
  • Sucre à la cannelle pour décorer (je n'en ai pas mis)

Glace au citron (ma recette)

  • 250 grammes de sucre en poudre (sucre à glacer)
  • 4 1/2 cuillères à table de jus de citron fraichement pressé

Préparation :

Dans un petit bol, mélanger ensemble la farine, le sel et la poudre à pâte. Réserver.

Dans un second bol, battre le beurre au batteur électrique à vitesse moyenne durant 1 minute, ou jusqu'à ce qu'il soit bien crémeux. Ajouter le sucre et continuer de battre pour 2 minutes jusqu'à obtention d'un mélange pâle et léger. Ajouter l'oeuf et le jaune d'oeuf et continuer de battre encore 2 minutes. Ajouter la vanille.

Réduire la vitesse du batteur au plus bas et ajouter le mélange de farine d'un seul trait en mélangeant juste assez pour combiner, sans plus. Mélanger ensuite à la spatule si les deux préparations ne sont pas assez combinées, mais ne pas trop battre.

Diviser la pâte en 2 boules et les enrober de pellicule plastique. Réfrigérer la pâte pour au moins 2 heures, ou jusqu'à 3 jours au frigo et 2 mois au congélateur.

Après le temps de pause, préchauffer le four à 350F. Recouvrir deux grandes plaques à pâtisserie de papier parchemin. Réserver.



Sortir la pâte du frigo un morceau à la fois. Abaisser la pâte entre deux feuilles de papier parchemin sur une épaisseur d'environ 1/4 de pouce. Retourner la pâte avec les feuilles une ou deux fois durant le processus pour qu'elle s'abaisse également sur toute la surface.

Retirer la feuille du dessus et découper les biscuits à l'aide d'emporte-pièces de formes variées. Lever doucement les biscuits découpées avec une spatule et déposer sur les plaques préparées en laissant au moins 1 1/2 pouce d'espace entre chaque biscuit. Faire une boule avec les retailles de pâte, abaisser de nouveau et découper. Répéter l'opération jusqu'à épuisement de la pâte, et refaire le même processus avec la deuxième boule de pâte. Si la pâte est trop molle pour que les biscuits découpés se retirent facilement, réfrigérer 15 minutes, puis continuer le travail.

Enfourner les biscuits pour 9 à 11 minutes, en tournant les plaques à mi-cuisson pour une cuisson uniforme. Les bicuits sont prêts lorsqu'ils sont fermes au toucher (ils ne vont que peu ou pas se colorer).

Saupoudrer les biscuits de sucre et de cannelle (si désiré) et laisser reposer une minute sur les plaques avec de les déposer sur une grille pour les laisser refroidir complètement.

Glace au citron

Dans un grand bol, mélanger ensemble le sucre en poudre et le jus de citron au fouet jusqu'à homogénéité.

Plonger la face supérieure de chaque biscuit dans le glaçage puis égoutter, retourner rapidement et déposer sur une grille. Laisser sécher la glace complètement avant de ranger les biscuits.

Ces biscuits peuvent être conservés à la température de la pièce durant 1 semaine dans une boite en métal hermétique. Ils peuvent aussi être conservés au congélateur durant 2 mois, bien emballés dans une pellicule plastique.




Temps de préparation : 1 heure
Temps de pause : 2 heures
Temps de cuisson : 11 minutes
Quantité obtenue : 50 biscuits


dimanche 7 décembre 2008

Confit d'oignons aux canneberges et au vin rouge


Une bonne recette de légumes sucrés, encore un délice pour moi! Ce confit d'oignons se différencie de ces semblables par sa touche caramélisée (merci cassonade!) et son bon petit goût de vin rouge. Les canneberges séchées deviennent toutes moelleuses en cuisant et ajoutent une touche très festive à la compote qui se teinte d'une jolie couleur foncée. Avec les viandes et les pâtés, c'est du pur miam-miam!

En utilisant des petits oignons, on minimise sur la coupe car on a qu'à couper chaque oignons en 4 à 5 tranches, et c'est prêt! Rien à hacher, un minimum d'effort (et de larmes...). Parce que moi, rien à faire, je ne m'y fais pas. À chaque fois que je coupe des oignons, c'est la crise! Mes yeux se transforment en rivière. Ça pique, ça coule, je n'y vois plus rien. Je suis donc réduite à porter des immenses lunettes de sécurité style construction pour couper mes oignons! Vous devriez me voir... C'est ridicule, mais c'est mieux que rien...

Mais ce n'est pas tout! Il faut s'armez de patience pour l'épluchage! 72 oigons à sortir de leur habit, ça prend de la détermination et pas mal de temps libre devant soi. Un travail de moine encore une fois... Les conserves ne sont pas de tout repos cette année! Mais j'adore mettre du temps pour préparer ces petites douceurs. Vous pouvez donc doubler la recette (car ça n'en fait pas beaucoup), mais je vous conseille de vous trouvez des amis sinon vous y passerez la journée... Ah, et passez acheter des lunettes de sécurité pour tout le monde avant, hein...

Source : La bible des conserves de Louise Rivard

Ingrédients :
  • 72 petits oignons rouge et/ou blancs (j'ai mélangé les deux)
  • 1 1/2 tasse de canneberges séchées
  • 1 1/2 tasse de cassonade
  • 3/4 de tasse de vinaigre de vin rouge
  • 3/4 de tasse de vinaigre balsamique
  • 1/2 branche de romarin frais, la tige retirée et le feuilles hachées
  • 1 cuillère à thé de poivre noir moulu

Préparation :

Peler les petits oignons et couper en tranches mince dans le sens des anneaux.

Dans une grand casserole, combiner les oignons tranchés avec le vinaigre de vin rouge, le vinaigre balsamique, la cassonade, le romarin et le poivre noir. Brasser sur feu moyen-vif pour bien dissoudre la cassonade.

Une fois l'ébullition atteinte, baisser le feu et laisser mijoter à petits bouillons jusqu'à ce que les oignons soient tendres et que le confit ait épaissi, ou jusqu'à complète évaporation du liquide.

Quand tout est prêt, mettre en pots stérilisés en laissant 1 cm d'espace sous le goulot. Stériliser ensuite à l'eau bouillante pendant 15 minutes. Pour la technique, vous pouvez suivre la méthode décrite ici sur le site de Vincent le canneux.






Temps de préparation : 2 heures
Temps de cuisson : 2 heures
Quantité obtenue : 3 pots mason de 250 ml


vendredi 5 décembre 2008

Tarte à la crème épicée


Il y a trop peu de recettes qui plaisent à mon homme que quand je tombe dans ses goûts, je m'empresse de le crier sur tous les toîts! Et c'est le cas ici avec cette tarte, pour laquelle j'ai reçu tous les compliments possibles de sa part. Je rends donc les honneurs à Isa, car sans elle, cette recette n'existerait pas.

Laissez-moi vous décrire un peu ce qui a fait chavirer le coeur de M. Bibitte à sucre... Tout d'abord et principalement, c'est le goût! Un goût de tarte au caramel écossais mêlé de gâteau pain d'épices et de pouding moelleux. Vous ne pouvez pas imaginer comme c'est bon! Et il y a aussi la texture, d'une tenue parfaite et pourtant crémeuse à souhait, étonnamment légère malgré le beurre, la crème et le sucre qu'elle contient.

L'homme m'a même dit :
"C'est léger comme dessert ça, non?"
- "Euh, ouais... Si on veut..." (je ne pouvais pas péter sa bulle, il était si content de pouvoir se goinfrer sans remords après sa séance de spinning au gym...)

J'ai un peu raté la bordure décorative que je voulais faire autour de la tarte, mais je me suis reprise en la saupoudrant de cannelle et de clou de girofle pour lui donner du goût. J'ai aussi fait quelques fleurs avec mes restes de pâte pour décorer ma tarte. Ça lui donne un petit air joyeux! Ou serait-ce seulement moi qui transpose mes émotions sur ma tarte? Il faut dire que j'arbore un sourire béat pour rien depuis que j'ai mangé plus que ma part de cette tarte paradisiaque... Ouais, c'est sûrement ça...

Une réussite sur toute la ligne que ce dessert. Merci mille fois Isa!



Ingrédients :

Pâte à tarte
  • 2 tasses (240 grammes) de farine tout usage
  • 1/4 cuillère à thé de cannelle moulue
  • 2/3 de tasse (160 grammes) de beurre non salé, très froid
  • 2 cuillères à table de cassonade blonde
  • 1 jaune d'oeuf
  • 4 à 6 cuillères à table d'eau froide

Garniture

  • 1 tasse (240 grammes) de beurre non salé, ramolli
  • 1 et 1/4 tasses (225 grammes) de cassonade blonde
  • 1 tasse (250 ml) de crème 35 %
  • 1/4 tasse (60 ml) de mélasse
  • 4 jaunes d'oeufs
  • 1/3 de tasse (40 grammes) de fécule de maïs
  • 3/4 de cuillère à thé de cannelle moulue
  • 1/4 de cuillère à thé de gingembre moulu
  • 1/4 de cuillère à thé de muscade moulue
  • 1/4 de cuillère à thé de clou de girofle moulu
  • 1/4 de cuillère à thé de sel
  • 2 tasses (500 ml) de lait



Préparation :


Pâte à tarte

Dans un bol, mélanger ensemble la farine, la cannelle et le sel.

Râper le beurre pour l'incorporer au mélange de farine et remuer de manière à ce que le beurre ne soit qu'à peine enduit de farine.

Dans un autre bol, mélanger vivement la cassonade avec le jaune d'oeuf et 4 cuillères à table d'eau à l'aide d'un fouet. Ajouter ce mélange à la farine, puis mélanger jusqu'à ce que la pâte commence à peine à se lier. Ajouter un peu d'eau au besoin.

Emballer la pâte dans une pellicule plastique et réfrigérer 30 minutes.

Après le temps de pause, abaisser la pâte sur une surface légèrement farinée sur une épaisseur de 3 mm. Garnir de pâte une grande assiette à tarte profonde et pincer le contour de la pâte pour faire une bordure décorative. Réfrigérer 30 minutes.

Préchauffer le four à 375 F (190 C).

Chemiser le fond de tarte de papier parchemin et le remplir de haricots secs ou de poids à tarte.

Cuire au four 18 à 20 minutes, retirer les haricots secs et le papier parchemin et continuer la cuisson 10 à 12 minutes ou jusqu'à ce que le milieu du fond de tarte soit sec et les bords, légèrement dorés. Laisser refroidir complètement.

Garniture

Dans une casserole, chauffer le beurre et la cassonade sur feu moyen, en remuant sans cesse, jusqu'à ce que le sirop se mette à bouillonner. Incorporer au fouet la crème et la mélasse et remuer jusqu'à ce que le mélange se remette à bouillir.

Dans un bol, fouetter les jaunes d'oeufs, la fécule de maïs, les épices, le sel et le lait. Verser petit à petit le mélange de crème chaud dans le mélange d'oeufs en remuant sans arrêt jusqu'à homogénéité.

Remettre le mélange dans la casserole et remuer constamment jusqu'à ce qu'il épaississe et qu'il commence à bouillonner. Verser alors immédiatement la préparation dans le fond de tarte refroidi. Lisser la surface à la spatule.

Recouvrir la tarte de film alimentaire et réfrigérer jusqu'à ce qu'elle soit bien prise (au moins 6 heures).

Déguster bien frais.




Temps de préparation : 30 minutes
Temps de pause : 30 minutes + 6 heures
Temps de cuisson : 10 minutes
Quantité obtenue : 10 à 12 portions


mercredi 3 décembre 2008

Thématique mexicaine


C'est la fiesta! Parce qu'on est au Mexique (enfin, dans nos coeurs parce que dehors on gèle...) et aussi parce que c'est l'anniversaire de Mylène!

Et comme son voeux était de déguster un repas mexicain, j'explore pour une deuxième fois ce pays (j'avais déjà fais une thématique ici), mais cette fois en compagnie d'amis! C'est encore mieux. Et avec une cuisine légèrement différente, car on s'éloigne des classiques pour passer à une cuisine plus traditionnelle et plus typique des régions du Yucatan et du sud. C'est bien bon les fajitas et les tacos, mais franchement on peut faire mieux!



Alors on sort les sombreros et on fête jusqu'à minuit! (enfin, jusqu'à 10h00... je suis couche tôt...)

Et pour commencer, un peu de tequila, oh oui! Mais qu'un seul shooter hein... on veut pas rouler sous la table!
La meilleure, c'est la José Cuervo Gold. Même moi j'arrive à la boire! Elle passe tellement bien qu'on se demande si elle a effectivement 40% d'alcool... Et sachez que même si tout le monde la prend avec du citron, la tequila se consomme traditionnellement avec de la lime. Et du sel aussi, vous connaissez le rituel...




Et maintenant, on passe aux choses sérieuses... Le repas!


1er service : L'APÉRO

Agua Fresca de Jamaica




L'Agua Fresca est une boisson rafraichissante que l'on retrouve un peu partout au Mexique. Les saveurs les plus répandues sont les boissons de tamarin ou d'agrumes, mais on pourrait en faire avec à peu près n'importe quel fruit. Finalement, l'agua fresca c'est tout simplement de l'eau bien fraiche, du sucre et des fruits! Avec tous les piments et les épices qu'ils mettent dans leur cuisine, pas étonnant qu'ils aient inventé cette boisson froide pour faire passer le feu dans la bouche!

Cette Agua Fresca est un peu différente de celles aux fruits car elle est faite à partir de la fleur d'hibiscus Jamaica (prononcez “ha-my-ih-kah”), une plante typique du Mexique qui n'a aucun lien avec la Jamaïque. En l'infusant, on obtient un liquide d'une couleur et d'une saveur semblable à la canneberge avec un arôme subtil de thé. La boisson bu chaude se nomme d'ailleurs "thé d'hibiscus", mais cet arôme de thé est presque imperceptible lorsqu'on la sert froide. La boisson est donc teintée d'une légère acidité mais comme elle est bien sucrée, ça passe très bien.

En plus, la fleur Jamaica est pleine de vitamine C et d'antioxydants naturels, donc c'est bon pour vous! Elle est difficile à trouver, mais vous pourrez la dénicher vendue en sachet de plastique dans d'obscures épiceries latines, si vous êtes chanceux... Une belle alternative aux tequilas, marguaritas et autres boissons alcoolisées. Ça, ça me plait!

Source : About.com

Ingrédients :
  • 2 onces de fleurs d'hibiscus "Jamaica" séchées
  • 3 tasses d'eau (pour infuser les fleurs)
  • 6 tasses d'eau fraiche (pour ajouter à la boisson)
  • 3/4 de tasse de sucre

Préparation :

Amener 3 tasses d'eau à ébullition sur feu vif dans une casserole avec couvercle. Lorsque l'eau bout, ajouter les fleurs, couvrir et retirer du feu. Laisser les fleurs infuser dans l'eau durant 20 minutes.

Après ce temps de pause, passer le mélange au tamis pour ne conserver que le liquide. Verser le jus dans un grand pichet, ajouter le sucre et mélanger durant 1 minute ou jusqu'à ce qu'il soit complètement dissous. Ajouter l'eau fraiche et mélanger.

Goûter la boisson et rectifier la quantité de sucre si désiré. Réfrigérer la boisson durant au moins 2 heures avant de consommer.

* Ajouter de la glace si vous désirez servir la boisson immédiatement, en réduisant la quantité d'eau fraiche à 5 tasses.



Temps de préparation : 20 minutes
Temps de pause : 20 minutes
Quantité obtenue : 4 grands verres


Croustilles de maïs avec guacamole et salsa maison



On n'aurait pu passer à côté des grignotines de circonstance! Pendant que le repas principal mettait des heures à cuire à la vapeur, nous, on se remplissait la panse de tortillas de maïs bleu et multigrains! Je peux vous assurer que les croustilles foncées traditionnelles au maïs bleu directement sorties de la Tortilleria Maya (commerce nouvellement ouvert au Marché Jean-Talon) ont eu beaucoup plus de succès que les croustilles multigrains commerciales de l'épicerie du coin... Il faut dire que les délicieuses salsas et guacamoles de Mylène y étaient sûrement pour quelque chose.

La guacamole crémeuse et rafraichissante a disparue dans le temps de le dire. C'est vrai qu'il n'y a rien de mieux pour accompagner des croustilles. Et c'est tellement facile à faire! Comme trempette avec les légumes ou pour tartiner dans un sandwich, c'est la garniture parfaite! On peut l'assaisonner selon ses goûts, mais il est essentiel d'y mettre des avocats, du jus de lime et quelques épices. Selon les régions, on y ajoute parfois aussi de la coriandre hachéee et des tomates en dés.

La salsa était tout aussi bonne, délicieusement piquante et pleine de gros morceaux de légumes, comme je l'aime! J'adore croquer dans un gros cube de tomate bien acide avec du mordant! Les salsas commerciales manquent toujours de goûts, mais ce n'est certainement pas le cas de celle-ci. Il faut lui ajouter un piment jalapeno pour l'effet "bouche en feu"... c'est essentiel!


Guacamole maison




Ingrédients :
  • 2 avocats murs
  • 2 cuillères à table d'oignon rouge, haché fin
  • 1 cuillère à thé d'ail, haché fin
  • 1 cuillère à table de jus de lime
  • 1 pincée de fleur de sel
  • 1 pincée de poivre
  • 1 pincée de poudre de chili
  • Un peu de coriandre fraiche hachée (facultatif)

Préparation :

Dans un petit bol, écraser la chair des avocats à la fourchette pour en faire un purée.Ajouter ensuite le reste des ingrédients et bien mélanger.

Servir immédiatement (car l'avocat bruni rapidement) décoré de coriandre fraiche si désiré, avec des tortillas de maïs.




Temps de préparation : 5 minutes
Temps de cuisson : Aucun
Quantité obtenue : Environ 1 tasse de guacamole



Salsa piquante maison




Ingrédients :

  • 2 boites de tomates en morceaux, égouttées
  • 1/2 poivron rouge, coupé en petits cubes
  • 1/2 poivron vert, coupé en petits cubes
  • 1 petit oignon, haché fin
  • 2 gousses d'ail, hachées fin
  • 1 cuillère à table de vinaigre blanc
  • 1 cuillère à table de sucre blanc
  • Sel et poivre, au gout
  • Épices et herbes : poudre de chili, coriandre, organo et cumin, au goût
  • 2 gouttes de sauce Tabasco
  • 1 piment jalapeno, finement haché (pour les amateurs de sensations fortes...)

Préparation :

Combiner tous les ingrédients ensemble dans un petit bol.Réfrigérer au moins 1 heure pour laisser les saveurs se combiner.

Servir avec des tortillas de maïs.




Temps de préparation :
5 minutes
Temps de pause : 1 heure
Quantité obtenue : Environ 1 tasse de salsa



Vin mexicain



Et puis, une fois le jus et les croustilles engouffrés, nous sommes passés à quelque chose de plus raffiné, en l'occurence un petit rouge mexicain, le L.A. Cetto, Petite Sirah 2006, plutôt fort en alcool (15% !!!) et assez spécial en goût.

Nous en avons d'ailleurs convenu que nous n'avions jamais bu un vin qui goûtait ça auparavant. Était-il bon? Dur à dire, il était tellement différent de tout ce que j'ai jamais essayé. Il n'était pas si fort au goût malgré son pourcentage d'alcool, et pourtant il était assez dense en couleur. Nous avons douté un instant de sa fraîcheur, mais nous en sommes venus à la conclusion que c'était simplement ainsi qu'il était fait.

Eh bien, on découvre du nouveau à tous les jours! Santé!





2eme service : L'ENTRÉE

Soupe mexicaine



Passons aux choses sérieuses... la soupe!

Pour nous mettre en appétit,
Katia nous a servi une délicieuse soupe de légumes et de légumineuses aux couleurs vives. Une soupe assez consistante pour servir de repas selon moi. Il faut dire qu'elle contient des tomates, du poivron, des lentilles, des petits pois, de l'avocat... qu'est-ce que j'oublie? Ah oui, on y saupoudre aussi un peu de fromage avant de la servir. On peut aussi se la jouer mexicaine authentique et y émietter quelques croustilles de maïs, pour le bon goût et le crounch sous la dent.



Et il y a aussi le petit côté piquant qui nous a fait couler du nez mais qui valait la peine puisque c'était délicieux! Une boite de mouchoirs tout près et vous pourrez la manger sans peine (hein, Katia? hi hi hi).

La recette est disponible chez
Katia, juste ici.




3eme service : LE PLAT PRINCIPAL

Salade de nopalitos




On ne pourrait pas trouver plus original que cette salade. En effet, les jolies lanières vertes que vous voyez ne sont nul autre que... du cactus! Le nopale est un cactus comestible qui pousse dans les régions arides. C'est celui-là même qu'on voit partout dans les illustrations typiques du désert, avec ses feuilles plates et ovales pleines de piquants.

Comme les nopales frais sont difficiles à trouver, Mylène a opté pour les nopalitos, des lanières de feuilles de cactus marinées dans un vinaigre aromatisé avec oignons, coriandre, piment serrano et sel. Le plus surprenant, c'est que ces plantes ont une réelle valeur alimentaire : pauvre en calorie, mais bonne source de fibre, sans gras, sans cholestérol, avec du calcium, de la vitamine A et du fer. Si vous vous trouvez affamé dans le désert, pensez à mordre dans un cactus! Et à enlever les épines d'abord...

Il faut savoir que les nopalitos marinés ressemblent beaucoup aux ocras cuits : ils sont visqueux. Ils se mangent très bien ainsi (une lanière sur un nacho, c'est délicieux) mais dans ce cas, il faut bien les rincer avant de les consommer. Le goût est très frais et assez proche d'un haricot vert, malgré que la texture est belle et bien différente.

Un aliment à découvrir!



Ingrédients :
  • 600 grammes de nopalitos, en jarre ou enconserve
  • 1 poivron rouge
  • 4 cuillères à table d'huile d'olive
  • 4 gousses d'ail, émincées
  • 1/2 oignon rouge , émincé
  • 1 ou 2 cuillères à table de vinaigre de cidre
  • 1/2 cuillère à thé de sucre blanc
  • Sel et poivre, au goût
  • Coriandre, pour décorer

Préparation :

Égoutter les nopalitos en les laissant reposer dans une passoire durant 20 minutes. Réserver.

Faire rôtir le poivron rouge (voir la technique juste ici) et le laisser refroidir complètement avant de le peler et de le couper en lanières de la même largeur que les nopalitos. Réserver.

Mettre l'oignon émincé dans un pot et lui ajouter le vinaigre et le sucre. Remuer et laisser reposer 10 minutes. Égoutter et réserver.

Chauffer l'huile d'olive dans un poêle sur feu moyen et y faire revenir l'ail jusqu'à ce qu'il soit doré (attention de ne pas noircir l'ail). Conserver l'huile parfumée à l'ail et retirer les gousses.

Verser l'huile dans un grand bol et y ajouter les nopalitos, le poivron en lanière et l'oignons émincé. Ajouter le sel et le poivre. Mélanger délicatement et réfrigérer au moins 1 heure.

Décorer de coriandre au moment de servir.



Temps de préparation : 30 minutes
Temps de pause : 1 heure et 30 minutes
Temps de cuisson : 5 minutes
Quantité obtenue : 6 petites portions



Tamales de porc



Le plat de résistance du repas et aussi apparamment la plus vieille recette de cuisine mexicaine d'après ce qu'on en sait... les tamales!

Le tamale est une papillote amérindiennne préhispanique (elle aurait plus de 5000 ans), qui est préparé à partir de farine de maïs cuite avec du saindoux, du bouillon, et puis, souvent, un dernier ingrédient qui peut être salé (viande, ragoût) ou sucré (fruit, souvent raisin ou ananas); le tout enveloppé dans des feuilles d'épi de maïs, puis cuit à la vapeur.

Les tamales étaient à l'origine destinées aux guerriers de part leur facilité de transport. Ils étaient aussi variés que peuvent l'être les sandwiches aujourd'hui. Les tamales existent dans différents pays d'Amérique latine et dans certains, ils reçoivent le nom de humintas ou humitas. Ils semblent cependant provenir des hauts plateaux mexicains là où, autrefois, les premiers tamales étaient simplement garnis de masa (farine de maïs) salée et cuits sous la cendre.

Ces tamales-ci étaient très bons, mais un peu secs. Il faudra penser à leur ajouter une sauce ou un peu de salsa piquante pour les rehausser! Et soyez avertis, cette recette rustique prend un temps fou à préparer! Du début des opérations à la fin de la cuisson, ça a pris pas moins de 5 heures à Mylène pour réaliser les tamales! Ouf, on se demande pourquoi les mexicains font une sieste après avoir mangé... C'est épuisant à préparer tout ça!

À noter que Mylène nous a également mis au défi de goûter à un petit piment fort rouge farci au fromage feta. Aye Caramba! C'était VRAIMENT trop piquant pour moi!



Ingrédients :
  • 500 grammes de porc en gros dés
  • 400 ml de bouillon de poulet
  • 300 grammes de masa harina (farine de maïs)
  • 225 grammes (une demi-brique) de saindoux végétal, à la température de la pièce
  • 1 pincée de sel
  • 24 feuilles de mais séchées (on peut utiliser des feuilles de bananiers si on en trouve, ça fait plus "Yucatan" et sud du Mexique)
  • 2 piments anchos séchés
  • 1 cuillère à table d'huile végétale
  • 1 petit oignon, finement haché
  • 3 gousses d'ail, bien écrasées
  • 1/2 cuillère à thé de baies de piment de la Jamaique
  • 2 feuilles de Laurier, séchées
  • 1/2 cuillère à thé de cumin, moulu


Préparation :


Placer le porc dans une casserole, couvrir d'eau et porter à ébullition sur feu vif. Baisser ensuite le feu et laisser mijoter 40 minutes. Après ce temps, égoutter le porc en conserver 7 cuillères à table de liquide de cuisson. Hacher finement la viande et réserver.

Chauffer le bouillon de poulet dans un petit chaudron jusqu'à ce qu'il soit chaud mais pas bouillant. Mettre la masa harina dans un bol et y verser le bouillon. Mélanger à la cuillère de bois pour obtenir une pâte ferme (Goutez... ça goute les tortillas!) Réserver.



Mettre le saindoux dans un bol aux parois hautes et battre à la mixette jusqu'à consistance légère et mousseuse (Attention : ça en mets partout! Tablier requis...) S'assurer que le saindoux ne soit pas trop froid, sinon il sera très difficile de le battre. Continuer à fouetter le saindoux en incorporant peu à peu la pâte de masa harina préparée (votre mixette risque de vous demander grâce...)

Quand toute la pâte est ajoutée, ajouter un peu de sel si le bouillon n'en contenait pas trop. Fouetter jusqu'à ce que le mélange soit assez léger pour être tartiné. Couvrir le bol d'un film alimentaire pour éviter le déssèchement et réserver.
Mettre les feuilles de mais dans un grand bol, les recouvrir d'eau bouillante et les laisser tremper 30 minutes.
Égoutter, puis assécher avec un torchon. Réserver.



Mettre les 2 piments anchos dans un bol et recouvrir d'eau chaude. Laisser reposer 30 minutes.Égoutter ensuite les piments, enlever la tête, retirer les graines, et hacher très fin. Réserver.

Faire chauffer l'huile végétale dans une grande casserole sur feu moyen. Ajouter les oignons et cuire 2 à 3 minutes. Ajouter les piments hachés et l'ail et cuire encore 2 à 3 minutes.

Dans un mortier (ou au moulin à épices) broyer les épices (piments de la Jamaïque et feuilles de laurier) et ajouter le cumin moulu. Ajouter ces épices à la casserole et cuire encore 2 à 3 minutes. Ajouter le porc haché et le liquide réservé, et continuer la cuisson à feu moyen jusqu'à absorbtion.

Retirer du feu et laisser refroidir un peu.

Assemblage



Prendre une feuille de mais. Y déposer 1 grosse cuillerée de mélange de masa et l'étaler un peu en formant un creux au milieu. Déposer ensuite 1 grosse cuillerée de mélange de viande au centre du masa.

Replier les 2 bords courts sur la garniture, puis les deux bords longs par dessus. Mettre dans une seconde feuille de mais placée en sens inverse, et replier selon la même façon. Attacher avec une lanière de feuille de mais (ou si elles sont trop courtes, utiliser de la ficelle et des cure-dents).

Cuire les tamales à la vapeur (dans un panier de bambou ou une marguerite à légumes) pendant 1 heure.

Laisser refroidir un peu, puis servir en paquets (Les convives déplient eux-mêmes leur tamales au moment de manger).



Temps de préparation : 2 heures
Temps de pause : 1 heure en tout
Temps de cuisson : 2 heures en tout
Quantité obtenue : 6 portions


4eme service : LE DESSERT

Crème glacée frite



Alors là, j'ai hésité bien longtemps avant de me décider! Le Mexique regorge de délices sucrés que je mourrais d'envie d'essayer. Sopapillas, flans épicés ou au lait de coco sucré, riz au lait, dulce de leche, biscuits au sucre en poudre... Comment se décider? C'est la curiosité qui m'a guidée cette fois, car quand j'ai vu les mots "crème glacée frite", je n'ai pu m'empêcher d'être intriguée...

Comment on fait frire de la crème glacée sans qu'elle fonde? Il n'y a pas 36 façons. On travaille rapidement et efficacement. On recouvre la crème glacée froide de chapelure de flocons de maïs croustillants. Quelques secondes dans l'huile, et les boules bien congelées ne devraient pas fondre avant leur temps.

Pour recueillir la crème dégoulinante, on présente les boules frites dans un joli tortilla cuit lui aussi dans l'huile et moulé en forme de bol. Avec une telle variété d'aliments, on obtient un dessert fort intéressant. La crème glacée douce et crémeuse, la croûte croustillante et salée et la crème fouettée sucrée... C'est vraiment un dessert parfait pour titiller toutes les zones gustatives de la langue! Et en plus, c'est bien rafraichissant. Parfait pour terminer un repas épicé en beauté!



Ingrédients :

  • 2 tasses de crème glacée à la vanille
  • 6 cuillères à table de cannelle moulue
  • 6 cuillères à table de sucre
  • 1 cuillère à table de poudre d'amandes
  • 1 tasse de flocons de maïs émiettés (style "Corn Flakes")
  • 4 tasses d'huile d'arachide
  • 4 petits tortillas
  • 1 tasse de crème 35%
  • 2 cuillères à table de sucre

Préparation :

Former 8 boules bien compactes de crème glacée et les déposer dans un contenant avec couvercle. Mettre au congélateur durant au moins 1 heure.

Pendant ce temps, mélanger la cannelle, le sucre et la poudre d'amandes en ensemble dans un petit bol. Verser les flocons de maïs émiettés dans un autre bol.

Lorsque les boules de crème glacée sont bien fermes, retirer du congélateur. Rouler les boules dans le mélange sucre et cannelle, puis dans les flocons de maïs. Remettre au congélateur pour 1 heure.

Dans un grand chaudron bien profond, chauffer l'huile sur feu moyen-vif.



Déposer un tortilla dans un grand tamis de métal, puis poser un plus petit tamis sur la tortilla et presser de façon à lui donner la forme d'une coquille. Plonger dans l'huile chaude et frire jusqu'à ce que le tortilla soit bien doré. Égoutter et laisser refroidir, puis procéder de même avec les 3 autres tortillas.

Dans un grand bol, fouetter la crème 35% en chantilly avec le sucre. Répartir la crème fouettée au fond de chaque bol de tortilla.

Attendre à la dernière minute pour retirer les boules du congélateur. Déposer les boules enrobées dans le tamis et frire de 1 à 3 secondes. Retirer et secouer légèrement pour enlever l'excédent d'huile.

Déposer les boules dans les coquilles et servir immédiatement.



Temps de préparation : 20 minutes
Temps de cuisson : 1 minute
Temps de pause : 2 heures
Quantité obtenue : 4 portions


Chocolat chaud épicé



Et pour accompagner le dessert bien froid, un bon chocolat chaud parfumé pour un duo tout en contraste.

La base est celle d'un chocolat chaud typique auquel on ajoute de la canelle et du chili. Avec une bonne dose de vrai chocolat fondu aussi, car on veut un breuvage bien gourmand. Si la crème glacée frite vous a laissé sur votre faim, ce breuvage devrait finir de vous achever. Vous pouvez aussi utiliser du chocolat mi-amer mexicain, c'est-à-dire déjà aromatisé aux épices, pour mettre dans votre chocolat chaud. C'est encore mieux!

On raconte que ce sont les Mayas, ancienne civilisation mexicaine, qui ont répandu l'utilisation du chocolat. Il l'ont entre autre fait découvrir aux Espagnols qui arrivèrent sur le continent, lesquels le ramenèrent en Espagne et le répandir sur le reste du continent. On utilise beaucoup le chocolat dans la cuisine mexicaine, notamment pour les breuvages chauds (Atole, Champurrado, etc.) ainsi que dans le célèbre poulet au chocolat (Pollo con mole).

Plus j'y pense, plus je me dis que dans une autre vie, j'ai dû être Maya... J'ai bien été la seule à finir mon chocolat chaud en plus! Comment résister à un breuvage sucré, parfumé, épais et sirupeux comme du chocolat fondu?

Ingrédients :
  • 1 litre (4 tasses) de lait entier
  • 150 grammes de chocolat mi-amer, haché
  • 2 cuillère à thé de cannelle, moulue
  • 1 bonne pincée de poudre de chili
  • 4 bâtons de cannelle

Préparation :

Verser le lait dans une casserole et ajouter le chocolat, la cannelle moulue et la poudre de chili.

Chauffer le mélange à feu doux en remuant avec un fouet jusqu'à ce que tout le chocolat soit dissous. Continuer de mélanger au fouet jusqu'à ce que le mélange commence à bouillir.

Retirer du feu et verser dans 4 tasses. Servir aussitôt, décoré d'un bâton de cannelle.




Temps de préparation :
2 minutes
Temps de cuisson : 5 minutes
Quantité obtenue : 4 portions de 250 ml



C'est déjà tout! Je vous laisse sur une photo de l'homme qui a bien tenté de manger un petit piment fort en entier, motivé par l'appat du gain (je l'avais défié pour 10$...).

Croyez-vous qu'il a réussi? Oh que non, il a arrêté après seulement un tout petit bout grignoté! hi hi hi.


La prochaine thématique culinaire aura lieu en 2009. Une petite relâche dans le temps des fêtes ne fera pas de tort!

Vous avez des idées de thématiques culinaires à me proposer? Allez-y, je suis toujours à la recherche de nouvelles raisons pour manger! hi hi hi




Esketécap - À moi de défier!


Voici venu le moment où j'ai le droit de défier quelqu'un! Ha ha ha! Je me sens comme le méchant d'un film de James Bond, c'est moi qui ai le gros bout du bâton...

Maintenant que j'ai réalisé avec succès le défi de Malorie, en l'occurence les délicieux blinis, je dois donner la tague à deux nouvelles personnes qui seront elles aussi chargée de réaliser une de mes recettes dans les deux prochaines semaines. Investie de tout ce pouvoir, je passe maintenant le flambeaud des fourneaux à...


Isabelle, alias ZolaSoleil du blogue ZolaSoleil... sous le soleil : Cuisine et vélo
ET
Christine, alias Tasse de thé du blogue Le bonheur se cuisine


Pourquoi aie-je choisi ces deux demoiselles? Eh bien parce que j'ai eu la chance de les côtoyer lors de plus d'un rassemblement gourmand et que nous avons pu échanger et apprendre à mieux nous connaître. Même si nous ne nous voyons pas souvent, nous avons en commun plusieurs passions et goûts culinaires.

C'est pourquoi j'espère que mon choix de défi saura leur plaire. J'ai hésité longtemps, car Dieu sait que j'en ai fais des recettes cette année! Et non seulement ça, je les ai presque toutes aimées autant! Mais il y en a quelques-unes qui m'ont marqué plus spécifiquement, et même il y en a 2 en particulier auxquelles je ne peux m'empêcher de penser quand je réfléchis au palmarès de mes desserts préférés.

Oserais-je faire une entorse aux règlements du jeu? Oui, je m'y risque. Parce que je veux vous laisser le choix, mais aussi parce que je n'arrive pas à me décider. Je vous présente donc deux desserts, et à vous de choisir lequel vous voulez réaliser! C'est pas chouette ça?

Roulement de tambour...



CHOIX NUMÉRO 1 : La tarte amandine aux bleuets



Parce que depuis que je l'ai faite, elle est devenue MA tarte préférée. Une pâte sucrée délicieuse surmontée de frangipane d'amande fondante et de petits fruits rafraichissants. Vous avez la liberté de remplacer les bleuets par n'importe quels petits fruits (framboises, fraises ou mûres), mais je vous assure que l'originale sera difficile à battre... Le carrelé en pâte d'amande sur le dessus de la tarte est facultatif.

Recette disponible ici!


OU



CHOIX NUMÉRO 2 : Les brownies au chocolat, au fromage à la crème et au thé vert Matcha



Parce que depuis quand on tombe amoureux du Matcha, c'est pour la vie! Et quelle meilleure façon de le déguster que dans un bon brownie moelleux et chocolaté marbré au fromage à la crème et au thé? C'est original, autant au niveau du goût que de la couleur. De plus, la recette n'est pas difficile, suffit d'arriver à faire un joli marbré! Et le goût est à tomber... trop gourmand!

Recette disponible ici!



Et voilà... Reste à savoir si vous pourrez relever le défi!

Je vous souhaite bonne chance à toutes les deux et j'ai bien hâte de voir votre choix!


mardi 2 décembre 2008

Madeleines à la bergamote en coque chocolatée - TWD rewind


J'ai volontairement sauté la recette des Sablés Linzer des Mardis avec Dorie de cette semaine. Ce n'est pas que je n'avais pas envie de les faire, mais disons que je risque de cuisiner beaucoup de biscuits ce mois-ci et que j'ai déjà eu la chance de préparer de délicieux Linzercookies auparavant, alors je passe mon tour.


À la place, j'ai choisis de saisir l'occasion pour m'attaquer à nouveau aux madeleines. Les petites vilaines, elles sont si difficiles à réussir! Ma première tentative ayant échoué, je comptais sur la recette de Dorie pour me reprendre. J'ai coupé la recette originale de moitié pour ne pas rater mon coup et je les ai personnalisées avec ma délicate huile essentielle de bergamote des Arômes de Saba.

Ah, la bergamote! Depuis le temps que j'y pensais! Je l'ai senti dans des parfums pour le corps et des huiles, mais je n'avais jamais eu l'occasion de la goûter en cuisine. Il faut dire qu'au Québec, la bergamote est introuvable. Cet agrume semblable à un citron n'est pas commun au pays du froid.

Dommage puisqu'il est hyper vivifiant et d'un parfum chaud, épicé et raffiné. Du moins, c'est ce que j'en ai trouvé lorsque j'ai goûté ces délicates madeleines. Une saveur réellement envoutante, c'est le mot qui me vient le plus à l'esprit je dirais. Un parfum si doux qu'il ne tombera jamais sur le coeur (mets ça dans ta pipe, eau de rose!) tout en étant assez prononcé pour qu'on sente son arôme unique. C'est décidé, je vais mettre de la bergamote dans tout à l'avenir!!!

J'ai un peu triché la recette originale par contre, j'ai enrobé mes madeleines moelleuses de chocolat mi-amer croquant. Un contraste vraiment intéressant! Une réussite pour les papilles donc, et pour une fois, une réussite visuelle aussi. Car vous pouvez le constater, j'ai réussis à faire des bosses! Youppi, enfin, de vraies madeleines! Vous pouvez être certains que je n'essaierai plus jamais d'autres recettes. Merci Dorie!



Source : Baking: From My Home to Yours de Dorie Greenspan

Ingrédients :
  • 2/3 tasse (80 grammes) de farine
  • 3/4 cuillère à thé de poudre à pâte (levure chimique)
  • 1 pincée de sel
  • 1/2 tasse 100 grammes) de sucre
  • 2 gros oeufs à température ambiante
  • 1 cuillère à thé d'extrait de vanille
  • 6 cuillères à table (90 grammes) de beurre fondu et refroidi
  • 15 gouttes d'huile essentielle de bergamote Les arômes de Saba
  • 150 grammes de chocolat mi-amer, fondu (pour l'enrobage, c'est facultatif)


Préparation :


Dans un petit bol, mélanger ensemble la farine, la poudre à pâte et le sel. Réserver.

Dans un second bol, battre les oeufs au batteur électrique avec l'extrait de vanille et le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Incorporer les ingrédients secs réservés, puis le beurre fondu et l'huile essentielle de bergamote.
Couvrir le bol de pellicule plastique et réfrigérer la pâte au moins 3 heures (ou jusqu'à 2 jours).

Après le temps de pause, préchauffer le four 400 F (200 C).

Déposer la pâte froide à la cuillère dans des empreintes à madeleines sans trop les remplir. Cuire de 11 à 13 minutes, ou jusqu'à ce que les madeleines soient bossues et bien dorées. Démouler aussitôt et laisser refroidir sur une grille.

Pendant ce temps, fondre le chocolat au bain-marie ou au four à micro-ondes. Nettoyer le moule à madeleines et le sécher. Déposer une cuillère à table de chocolat fondu dans chaque empreintes du moule à madeleines et y remettre les madeleines refroidies en appuyant légèrement pour que le chocolat remonte sur les côtés et enrobe bien la partie inférieure des madeleines. Placer le moule au réfrigérateur durant 30 minutes pour que le chocolat durcisse.

Après le temps de pause sortir le moule et passer l'envers rapidement sous l'eau chaude du robinet. Démouler les madeleines et les placer sur une grille pour laisser sécher complètement le chocolat.

Ces madeleines se conservent environ 2 mois dans un contenant hermétique à la température de la pièce.




Temps de préparation : 15 minutes
Temps de pause : 3 heures et 30 minutes
Temps de cuisson : 13 minutes
Quantité obtenue : 20 madeleines


lundi 1 décembre 2008

Esketécap - Les blinis de Malorie... style Bibitte à sucre!


Suis-je kap de participer deux fois au jeu le plus amusant et le plus rassembleur de la blogosphère ces jours-ci? Bien sûr que oui, j'adore les défis! Et s'il est choisi par Malorie en plus, impossible de refuser l'invitation. Elle qui a toujours le don de nous surprendre avec ses succulentes créations.

C'est ainsi qu'il y a deux semaines, j'ai reçu un message tout sympa où la dame ci-haut mentionnée m'invitait à tenter une recette assez intriguante merci, les blinis! Wow, quelle bonne idée! J'étais enchantée par ce choix, surtout que les blinis, honte sur moi, je ne connaissais pas... Mais il n'est jamais trop tard pour éduquer ses papilles, non?



J'aurais pu les servir en entrée, avec des poissons, de la crème sure ou du saumon fumé. Ouais, j'aurais pu... mais ce serait mal me connaître de croire que je n'allais pas tout tenter pour en faire une version sucrée! Mais pas n'importe quelle version, ça non. Le blini a beau être simple, il possède tout-de-même ce petit quelque chose de raffiné qui m'interdisait de le servir avec une confiture de fraises ordinaire ou une simple cuillère de nutella sucré. Non, il demandait plus.

Pour les russes, crème sure et caviar... et pour Bibitte à sucre, crème pâtissière et pomme grenade! c'est pas beau ça? Un blini sucré aux faux airs d'entrée salée. Avouez qu'il fait luxueux ainsi serti de ses joyaux fruités. La grenade est hors de prix, mais je l'aime tellement, surtout depuis que je sais qu'on peut en manger les grains, ceci grâce à Katia qui l'a appris... de Malorie! (dire qu'avant je tentais désespérément de retirer le peu de pulpe de chaque grain pour l'ingérer...) Et en plus, une crème pâtissière qui sort de l'ordinaire puisqu'elle est aromatisée à l'huile essentielle de bois de santal des Arômes de Saba!



L'arbre de santal croît presque exclusivement en Inde. On fait déjà mention du bois de santal dans certains livres sacrés en sanskrit et des manuscrits chinois vieux de 4 000 ans. L'huile était utilisée dans les rituels religieux et de nombreux temples étaient construits de son bois. Les égyptiens l'importaient pour l'utiliser en médecine et dans la pratique de l'embaumement. Le bouddhisme le considère comme l'un des trois encens intégraux avec le bois d'Agar et le clou de girofle. L'encens de bois de santal était d'ailleurs ma seule référence de cet arôme avant que mes papilles n'en fassent l'expérience.

Dans diverses traditions, on dit du bois de santal qu'il est : relaxant, désinfectant, antiseptique, apaisant, calmant, antidépresseur, aphrodisiaque, astringent, diurétique et fluidifiant... Ouf! Je n'en sais rien pour ces derniers, mais je peux dire qu'en cuisine, il est délicieusement exotique et ajoute des notes boisées et suaves à la crème pâtissière sucrée. Son arôme chaud et velouté s'harmonise parfaitement à la fraicheur de la pomme grenade et forme un duo de saveurs unique. Un parfum à goûter au moins une fois dans sa vie!

En terminant, merci Malorie de m'avoir fait découvrir les blinis! Quelle recette passe-partout! Je crois avoir fait la preuve qu'on peut les servir avec presque tout... Et ce n'est pas la dernière fois que j'en fais. Au risque de leur enlever d'un seul coup toutes leurs lettres de noblesse, j'ajouterai que l'homme de la maison a dégusté ses blinis empilés dans une assiette et noyés de sirop d'érable... Ne faites pas cette tête-là, je n'ai aucun contrôle sur ses actes ;)

Mais dites donc, j'ai écris un vrai roman! C'est Malorie qui déteint sur moi... Il va falloir que je défie deux nouvelles personnes maintenant! Laissez-moi y réfléchir quelques jours, et je vous reviens avec un défi de taille...



Ingrédients :

Blinis
  • 1 1/2 tasse de farine de blé (ou de farine de sarrazin)
  • 1 pincée de sel
  • 1 pincée de sucre (une bonne pour moi...)
  • 1/2 sachet de levure instantannée ultra rapide Fleichmann
  • 2 gros oeufs battus
  • 1 1/2 cuillère à soupe de beurre
  • 1 1/2 tasse de lait

Crème pâtissière au bois de santal

  • 1 tasse de lait
  • 1/4 de tasse de sucre
  • 3 gros jaunes d'oeufs
  • 2 cuillères à table de farine tout usage
  • 1 cuillère à table de beurre non salé, à la température de la pièce
  • 1/8 de cuillère à thé d'extrait de vanille pure
  • 4 gouttes d'huile essentielle de bois de santal Arômes de Saba
  • Les grains de deux pommes grenade



Préparation :


Blinis

Allumer le four pour bien le chauffer, puis l'éteindre au moment de commencer la préparation des blinis.

Dans un grand bol, mélanger la farine, le sel, le sucre et la levure. Réserver.

Faire chauffer le lait et le beurre dans un petit chaudron jusqu'à ce que le beurre soit fondu et le lait, chaud au touché sans être brûlant.

Incorporer les oeufs au mélange de farine, brasser un peu et ajouter le mélange de lait chaud. À l'aide d'un batteur électrique, battre l'appareil durant 2 minutes ou jusqu'à consistance lisse.

Recouvrir le bol d'un linge à vaisselle propre et humide et glisser le bol dans le four éteint pour faire gonfler la pâte durant environ 45 minutes. (Attention! Si le bol est trop petit, vous aurez une éruption de pâte au fond de votre four ainsi qu'un linge à vaisselle plus ou moins intéressant à laver...).

* Tel que mentionné par Malorie sur son blogue : Selon la température du lait, du four ou la qualité de la levure, le temps de levée n'est pas toujours le même. On peut obtenir une belle levée avec tout juste 45 minutes d'attente ou alors ça peut prendre jusqu'à 1 heure 30... Il ne faut pas désespérer! Si la pâte tarde à lever, sortir le bol du four, réchauffer le four de nouveau, éteindre puis remettre le plat au four bien tiède.

Chauffer une poêle antiadhésive à peine beurrée sur feu moyen-fort. Une fois la pâte gonflée, prendre une cuillère à table et laisser tomber un peu de pâte pour former une petite galette. Remplir la poêle de blinis (6 à 8 à la fois, selon les dimensions de votre poêlon) et cuire jusqu'à ce que les blinis soit dorés, puis retourner et cuire rapidement l'autre côté.

Déposer les blinis cuits dans un plat de service et laisser refroidir à la température de la pièce.

Les blinis peuvent être congelés dans un contenant hermétique.

Crème pâtissière au bois de santal



Dans un petit bol, mélanger ensemble au fouet les jaunes d'oeufs avec la moitié du sucre (2 cuillères à table) et la farine jusqu'à ce que la préparation soit bien homogène. Réserver.

Placer le lait et le reste du sucre (2 cuillères à table) dans une petite casserole à fond épais et chauffer sur feu moyen jusqu'à ce que le mélange commence presque à bouillir. Retirer du feu et verser la moitié du lait chaud dans le mélange d'oeufs en remuant au fouet jusqu'à ce que les deux mélanges soient compbinés. Verser ce mélange dans la casserole et continuer la cuisson sur feu doux-moyen en remuant constamment au fouet jusqu'à ce que le mélange épaississe (2 à 3 minutes).

Retirer ensuite du feu et ajouter le beurre. Mélanger jusqu'à ce qu'il soit parfaitement incorporé. Ajouter ensuite la vanille et 4 gouttes d'huile essentielle de bois de santal. Mélanger et goûter. Ajouter plus d'huile essentielle si désiré.

Verser la crème dans un petit bol et couvrir de pellicule plastique en prenant soin d'appuyer la pellicule directement sur la crème. Réfrigérer 2 heures, ou jusqu'à ce que la crème soit froide. Conserver au réfrigérateur jusqu'à 3 jours.

Assemblage

Déposer une cuillère de crème pâtissière froide sur chaque blini tiède. Décorer de grains de pomme grenade.

Déguster aussitôt.




Temps de préparation : 20 minutes
Temps de cuisson : 10 minutes pour les blinis, et 10 minutes pour la crème pâtissière
Temps de pause : 45 minutes (ou plus...) pour les blinis, et 2 heures pour la crème pâtissière
Quantité obtenue : Assez pour 4 à 6 personnes